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05 juillet 2022

Annie Levasseur - alevasseur@lexismedia.ca

Une Amquienne récompensée par l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec

AMQUI

marie-eve caron

©Photo Gracieuseté

Le travail de l’infirmière Marie-Ève Caron a été reconnu en juin.

La chargée de cours et étudiante à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) Marie-Ève Caron a reçu, en juin, le prix Florence dans la catégorie « relève » remis par l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec.  

Quelques semaines après la 19e Soirée Florence, Marie-Ève Caron ne réalisait toujours pas que son travail avait été reconnu. Elle veut faire honneur à cette récompense et poursuivre dans la même voie. « Le prix Florence est un grand honneur pour une infirmière. Jamais dans ma carrière je ne m’attendais à avoir un honneur comme ça. C’est quelque chose de spécial. Ce sont nos collègues qui soumettent notre candidature. L’honneur est donc double. Juste d’être en nomination et d’être parmi ces personnes inspirantes, je ne pouvais pas demander mieux », dit-elle. 

Marie-Ève Caron vient tout juste de terminer une maîtrise en sciences infirmières et elle entreprendra un doctorat dans le même domaine à l’automne. Elle est également chargée de cours à l’UQAR et elle veut mieux faire connaître l’étendue de la discipline infirmière. 

« La première idée que l’on a d’une infirmière, c’est qu’elle travaille sur une unité de médecine ou à l’urgence à l’hôpital. L’expertise infirmière est extrêmement utile à l’hôpital, mais elle peut l’être aussi ailleurs pour améliorer la santé de la population autrement. Je me suis tournée vers l’enseignement et la recherche. J’aime explorer la profondeur de ma discipline », mentionne-t-elle. 

Originaire d’Amqui, Marie-Ève Caron est venue s’installer à Rimouski pour ses études collégiales et universitaires. Avant de se diriger vers les soins infirmiers, elle hésitait entre ce domaine et celui de l’enseignement. Elle peut aujourd’hui combiner deux passions. 

« Mon mémoire de maîtrise portait sur l’inclusion des patients comme partenaires dans les équipes soignantes pour améliorer l’accès aux soins et aux services. Ce sont des façons novatrices d’améliorer la santé des gens », indique-t-elle. 

La jeune femme de 25 ans a fondé, il y a un an et demi, l’organisme SantéFamille. Il s’agit d’une plateforme éducative en ligne gratuite qui vise à informer les familles de personnes vivant avec un problème de santé mentale. En travaillant pendant trois ans en psychiatrie à l’Hôpital de Rimouski, l’infirmière a constaté un trou de services entre l’hospitalisation et la sortie de l’hôpital des patients, particulièrement pour les familles.  

« Nous voulons rendre les personnes autonomes par rapport à la prise en charge de leur santé ou celle d’un proche. Elles ne connaissent pas toujours les services auxquels elles ont droit et les familles n’osent pas toujours aller consulter dans un organisme qui a pignon sur rue parce qu’il y a encore des tabous en santé mentale. On veut faire le pont en rendant les familles autonomes pour aller chercher les services dont elles ont besoin. À Rimouski, par exemple, il y a la Lueur de l’Espoir », exprime celle qui est aujourd’hui la directrice générale de SantéFamille. 

La candidature de l’infirmière pour le prix Florence de la relève avait été soumise par ses futures directrices de doctorat, ses collègues de SantéFamille ainsi que son équipe du CISSS des Îles-de-la-Madeleine où elle a travaillé l’été passé à implanter la télépsychiatrie. Rappelons que la Ville de Rimouski a également octroyé à Marie-Ève Caron la distinction « Espoir » pour ses initiatives novatrices relatives à la santé mentale, en octobre dernier.

Le travail de l’infirmière Marie-Ève Caron a été reconnu en juin.

©Photo : gracieuseté Audrey Boivin

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