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01 avril 2022

Carolanne d'Astous Paquet - cdastous@lexismedia.ca

Urgence climatique : Kristina Michaud revient sur sa participation au GLOBE Forum

BLOC QUÉBÉCOIS

kristina michaud

©Photo Facebook - Kristina Michaud

La députée du Bloc Québécois se dit insatisfaite du plan proposé par Ottawa.

Fraîchement de retour de Vancouver, la députée Kristina Michaud nous donne un compte-rendu de la conférence environnementale nord-américaine à laquelle elle a participé à titre de porte-parole bloquiste en matière de changements climatiques.

Grandement attendu, le plan de réduction des gaz à effet de serre (GES) présenté par le ministre de l’Environnement et du Changement climatique en a laissé plus d’un sur sa faim, y compris la députée Kristina Michaud et son parti, lui qui avait pris soin de formuler des recommandations favorables à la carboneutralité. Or, la députée bloquiste qualifie le plan du gouvernement libéral comme étant « insuffisant », considérant qu’il doit atteindre une diminution des émissions de GES de 40 à 45 % d’ici 2030.

« Pour y arriver, le gouvernement doit prendre des mesures drastiques dans le secteur pétrolier, ce qu’il n’a pas fait. Il continue de miser sur des stratégies de captage et de stockage du carbone, mais ce sont des technologies qui n’ont pas encore prouvé leur efficacité et qui sont très onéreuses. C’est une façon de camoufler le financement du secteur pétrolier, car le gouvernement va offrir des subventions aux entreprises qui adhèrent aux stratégies de captage de carbone », explique la politicienne.

Notons que cette technologie permet de capturer le CO2 lorsque les GES, responsables du réchauffement de la planète, sont émis. La technique de captage permettrait alors aux entreprises pétrolières de procéder à l’exploitation, tout en réduisant l’empreinte carbone des sables bitumineux.

Kristina Michaud n’hésite pas à rappeler que l’industrie du pétrole et du gaz est responsable du quart des émissions de GES au Canada. « C’est vraiment le secteur le plus polluant au pays avec 26% des émissions. Nous croyons qu’il aurait été pertinent de mettre un plafond, d’imposer plus de limites sur la production de pétrole et de gaz. Le plan rajoute des règles pour les secteurs de l’agriculture, du transport entre autres, mais n’impose pas grand-chose à l’éléphant dans la pièce », déplore la députée d’Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia.

Parmi les conséquences liées au réchauffement climatique, le plus récent rapport sur le climat changeant du Canada soulevait notamment ; l’augmentation de températures extrêmement chaudes, intensifiant les feux de forêt, les sécheresses menant à une pénurie d’eau, la hausse d’inondations côtières en raison de l’élévation du niveau de la mer.

Sur une note plus positive, la jeune politicienne se dit encouragée par la volonté citoyenne de réduire l’empreinte environnementale à la source. « La volonté est déjà présente dans la communauté, par des changements dans leur mode de vie, dans la façon de consommer, mais nous avons besoin d’un coup de main qui provient de plus haut », conclut-elle.

 

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