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17 février 2022

Carolanne d'Astous Paquet - cdastous@lexismedia.ca

Célébrons le Mois de l’histoire des Noirs avec Karim Fofana

VAL-BRILLANT

karim fofana

©Photo Gracieuseté

Établi dans La Matapédia depuis 2008, Karim Fofana a choisi la région pour y fonder une famille.

Karim Fofana, un ambassadeur de la communauté noire matapédienne, sera l’un des panélistes invités à la discussion « les défis, avantages et promesses d’élever des enfants afro-descendants en région », qui se tiendra le jeudi 24 février prochain, via la page Facebook Accueil et Intégration Bas-Saint-Laurent (AIBSL). D’ici là, nous vous proposons de découvrir le brillant parcours du sympathique citoyen de Val-Brillant.

L’histoire d’amour de Karim avec la région prend naissance lorsqu’il rencontre une Matapédienne de passage en Afrique, dans le cadre d’un voyage humanitaire. En janvier 2008, son cœur le transporte vers un autre continent. Il rejoint alors sa conjointe Annie dans La Matapédia, sa nouvelle terre d’accueil où il choisit d’y fonder une famille.

Une intégration facilitante

Dès son arrivée, il y a près de 15 ans, Karim éprouve de la difficulté à se trouver un emploi. Parmi les nombreuses tentatives, un seul employeur le convoque en entrevue. Il fait donc ses débuts dans une scierie à Saint-Vianney. « J’ai commencé à travailler en février, un mois après mon arrivée », remémore-t-il. Sur une note plus positive, Karim admet avoir vécu une intégration facilitante, considérant le vaste réseau de contact de sa conjointe. « J’ai appris la chasse à l’orignal, j’ai appris comment faire du snowboard à Val-D’Irène », lance-t-il en faisant référence à son intégration réussie. « Les gens sont chaleureux ici », poursuit-il.

Puis, le Néo-Matapédien, formé comme technicien en écologie dans son pays natal, entame finalement des études en soins infirmiers. Or, Karim doit surmonter quelques commentaires et préjugés basés sur la couleur de sa peau venant de certains patients. Loin de se laisser abattre, Karim n’a pas peur d’engager le dialogue au besoin. « Il faut donner la chance aux gens de te connaître », indique l’infirmier.

Conscient que certaines personnes puissent se décourager avec la lourdeur bureaucratique et les longs processus d’immigration, Karim Fofana invite les immigrants à considérer davantage les régions pour s’établir. « J’ai vécu dans la grande ville, les gens en région sont très accueillants. Tu regardes aussi la beauté de l’endroit, l’espace du territoire, tout le monde a une cour. C’est plus facile et agréable d’élever des enfants ici. » Rappelons que la visioconférence en compagnie du Matapédien aura lieu le jeudi 24 février de 18 h à 20 h, directement sur la page Facebook de AIBSL.

 

« Je suis dans la Vallée, j’oublie que j’ai la peau noire. Je me suis fondu dans la masse. Dans les grands centres, j’ai remarqué que les gens se regroupent souvent par communauté, mais ici c’est différent, et je crois que c’est une bonne chose. Ça permet de s’intégrer encore plus. » -Karim Fofana

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