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13 août 2021

Carolanne d'Astous Paquet - cdastous@lexismedia.ca

La berce sphondyle à son apogée dans la Vallée

LA MATAPÉDIA

Berce sphondyle

©Photo l’Avant-Poste – Carolanne D’Astous Paquet

Répandue sur l’ensemble du territoire matapédien, la berce sphondyle représente une menace pour l’agriculture, la biodiversité et la santé publique.

La floraison de la berce sphondyle bat son plein et l’organisme de bassin versant Matapédia-Restigouche (OBVMR) rappelle l’importance de se mobiliser pour freiner la propagation de la plante exotique menaçante.

Capable d’envahir pratiquement tous les types de milieux, la berce sphondyle se fait remarquer dans les 18 municipalités de la Vallée, principalement dans l’Est du territoire. Surtout présent le long des cours d’eau, des routes et de la voie ferrée, cet envahisseur se fait de plus en plus remarquer sur les terres agricoles et les surfaces résidentielles.

« Il faut agir rapidement »

« Il est encore possible de l’éradiquer dans certaines municipalités où les colonies ne sont pas encore trop nombreuses, mais dans les municipalités d’Amqui, Val-Brillant et de Sayabec, nous sommes rendus à l’étape de contrôler la propagation », précise la directrice générale de l’OBVMR, Mireille Chalifour, en ajoutant que les municipalités de Lac-au-Saumon et de Causapscal luttent aussi activement contre la plante envahissante. « Ce qu’on constate, c’est que les petites colonies ont doublé en superficie. D’où l’importance de s’attaquer rapidement aux petites colonies avant qu’elles ne se propagent partout », poursuit la directrice de l’organisme.

Il s’agit d’ailleurs d’une période cruciale de l’année, celle où la berce est en fleurs pour mieux propager ses graines. Notons qu’une seule fleur blanche peut produire jusqu’à 800 graines pouvant créer jusqu’à 750 nouveaux plants. L’OBVMR invite la population à mettre la main à la pâte pour enrayer l’espèce menaçante. Pour ce faire, il est recommandé d’arracher la plante au printemps, avant sa floraison, puis de couper les fleurs blanches au mois d’août. « Il suffit de couper les ombelles, la grappe de fleurs ou graines, et de les mettre dans un sac de plastique noir étanche. Deux semaines de séchage au soleil plus tard, on peut en disposer », a-t-il été mention dans un communiqué de l’OBVMR.

En plus de lutter contre la berce sphondyle, l’organisme de bassin versant mène un double combat en parallèle, celui d’obtenir un appui gouvernemental maximal pour vaincre cette problématique. « Il faut absolument que la Berce soit reconnue comme une plante envahissante pour que le ministère des Transports du Québec et le CN agissent », explique Mireille Chalifour en faisant référence aux nombreuses colonies aux abords des routes et du chemin de fer.

« Si vous souhaitez aller plus loin, arrachez la racine à l’aide d’une pelle à au moins 20 cm sous la surface du sol et retirez-là. Protégez-vous avec des gants et vêtements longs afin de vous assurer que la sève de la plante n’entre pas en contact avec la peau ou les yeux », indique le communiqué. Il est également important de rappeler que la sève de la berce, jumelée à une exposition au soleil, peut causer de sévères brûlures. La Matapédia détient d'ailleurs le plus haut taux de brûlures causées par la berce sphondyle au Bas-Saint-Laurent.

 

 

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