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09 décembre 2020

Carolanne d'Astous Paquet - cdastous@lexismedia.ca

Zone rouge : se réinventer en trois jours

ENTREPRISES LOCALES

la captive

©Photo Gracieuseté – Jean-François Tremblay

Pour traverser cette crise, la microbrasserie La Captive s’est tournée vers un concept pour emporter.

Le 4 décembre dernier, la population matapédienne apprenait que le territoire allait bientôt basculer en alerte maximale, soit la zone rouge et ce, malgré un bilan d’infection pratiquement nul dans La Matapédia. Devant l’impasse, de nombreux commerces ont dû faire preuve de sang-froid et d’originalité pour se réinventer, en seulement trois jours.

L’onde de choc se fait encore sentir dans la Vallée depuis que le territoire est passé en zone rouge. Pour plusieurs, ce décret gouvernemental chamboule les plans du temps des Fêtes, alors que pour d’autres, c’est la survie de leur entreprise, de leur emploi, qui est littéralement menacée.

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Qui dit zone rouge, dit fermeture des bars, des salles à manger de restaurants, des salles d'entraînement et de cinéma. Pour réussir à traverser cette crise, les entrepreneurs n’ont eu d’autre choix que de se creuser les méninges pour rebondir rapidement. « Psychologiquement, je qualifie ça de violent. On a seulement eu trois jours pour fermer et se revirer de bord. Un gym, cela implique des contrats, sans oublier toute la gestion des paiements. Il a fallu trouver des solutions rapidement », exprime Mélanie Lebrun, directrice générale des communications et du marketing au Gym Gyo d’Amqui.

Innover pour survivre

Dans la plupart des domaines, notamment celui de la restauration, la période des Fêtes est l’une des périodes les plus lucratives de l’année. Pour le propriétaire de la microbrasserie La Captive, Jean-François Tremblay, l'option d'un menu pour emporter est apparu comme une belle solution de rechange. « Au printemps, le take-out s’est avéré vraiment excellent, on a eu une belle réponse. Je pense qu’on a une clientèle qui est fidèle, il y a une belle solidarité dans la Vallée de La Matapédia. »

Ce dernier admet qu’il s’agit également d’un moyen d’assurer la rétention de son équipe de travail. « Le take-out, on le fait pour la microbrasserie, mais on le fait pour les employés aussi. » Notons qu’avec la pandémie, La Captive a pris l’initiative d'instaurer un tout nouveau concept de « bière pour emporter », à l'aide de cruchons réutilisables . « On a commencé au printemps, ça faisait quelques années qu’on voulait le faire », conclut le gestionnaire de l’entreprise.

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©Photo Gracieuseté - La Captive

Du côté du Gym Gyo, Mélanie Lebrun a eu l’idée d’offrir un service de location d’équipements tels que des vélos de « spinning » en plus de vendre des accessoires d’exercices. Bien que ses salles d’entraînement soient fermées, le Gyo maintiendra le service d’épicerie santé. Une bonne nouvelle pour les clients qui avaient l’habitude de se procurer des aliments et des suppléments nutritifs.

« La boutique santé c’est un gros plus. Pour réussir à la garder ouverte, on a fait entrer des aliments pour que cela devienne un service essentiel », explique la proactive directrice de l’entreprise.  « En état de survie, il faut trouver des solutions et être créatif, il faut se mettre en action », conclut-elle.  

Rappelons qu’il existe un programme d’Aide d’urgence aux petites et moyennes entreprises (PAUPME). Des prêts de moins de 50 000 $ peuvent être accordés aux entreprises dans le besoin.  

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©Photo gracieuseté - Gym Gyo

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