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24 novembre 2020

Carolanne d'Astous Paquet - cdastous@lexismedia.ca

David Pelletier : toujours à sa place sur la glace

SAYABEC

david pelletier

©Photo archives - l'Avant-Poste

De médaillé d’or olympique, à tête d’affiche du spectacle Stars on Ice, David Pelletier chausse désormais les patins d’entraîneur de hockey.

18 années se sont écoulées depuis que le patineur de Sayabec, David Pelletier, s’est mérité l’or aux Jeux olympiques. Depuis cet exploit, l’athlète n’a jamais quitté la surface glacée. Si le patinage artistique a toujours occupé une grande place dans la vie du Sayabécois, le hockey s’illustre comme une seconde vocation fort stimulante.

En quoi consiste ton travail d’entraîneur de patinage précisément ?

Techniquement mon titre c’est entraîneur de patinage, en anglais ils disent « power skating coach ». Mon travail se définit comme évidemment, améliorer les habiletés en patinage des joueurs de hockey. Ça fait sept ans que je travaille pour la Ligue nationale de hockey, je travaille aussi pour l’Université d’Alberta avec l’équipe de hockey universitaire, je travaille également avec l’équipe junior d’Edmonton dans la ligue de l’Ouest qui est comparable à la Ligue junior majeur du Québec.

 J’ai beaucoup appris du sport à travers les années. J’ai appris assez vite et assez bien par les meilleurs entraîneurs au monde. Présentement, les organisations me donnent assez de confiance pour organiser les pratiques, pour mettre les joueurs en situation de jeu. Mon travail consiste également à les remettre en forme, que ce soit après une blessure, pour les remettre sur le piton et les rendre prêt à pouvoir pratiquer avec l’équipe. Je fais aussi plusieurs écoles de sports-études, d’autres équipes de haut niveau. C’est une petite entreprise que j’ai finalement.

david pelletier

©Photo archives - l'Avant-Poste

David Pelletier à l’œuvre aux côtés des Oilers d’Edmondton.

Avant d’occuper ce poste, pensais-tu que ces talents de pédagogue étaient autant présents en toi ?

Quand j’ai pris ma retraite des tournées professionnelles, j’avais commencé un peu à enseigner le patinage artistique, mais je n’étais pas capable, vraiment pas capable. Tu sais quand tu as fait le tour…Premièrement, je n’étais pas vraiment en amour avec mon sport pour commencer quand j’étais jeune, mais ça c’est un autre aspect de l’histoire, on n’entrera pas là-dedans. [rires] Mais quand j’ai découvert le patinage en couple et la compétition, c’est plus là que j’ai découvert une passion.

Après cela, je me suis lancé dans les compétitions, après dans les tournées. Puis un moment donné, j’étais comme tanné de voyager, les voyages, ça forme la jeunesse, mais ça déforme la vieillesse aussi [rires]. Mais ce qui est arrivé, c’est qu’un père m’a dit « j’ai un garçon qui joue au hockey, pourrais-tu l’aider ? » J’ai commencé par un cours privé, cela m’a amené à aider l’équipe au complet, après j’ai travaillé avec une équipe junior, puis voilà que les Oilers m’ont appelé. Mais j’ai toujours adoré enseigner, mes parents étaient professeurs d’école, je pense que j’avais ça en moi. Ça me permet de rester sur la glace, ça me permet d’enseigner, je me considère extrêmement chanceux.

Après une carrière aussi marquante dans le monde du patinage artistique, qu’est-ce que tu gardes de toutes ces expériences ?

Je te dirais, l’éthique de travail et la discipline. Je ne pense pas que l’être humain est né avec une discipline, il faut se l’enseigner. Tout a un prix. Il n’y a rien qui est donné cru dans le bec, il faut que tu travailles. Je ne me suis jamais considéré comme le gars le plus talentueux naturellement, mais je pourrais facilement dire que j’ai travaillé fort pour me rendre là. Je regardais ma compétition et je me disais, ils sont meilleurs que moi, il faut que je travaille plus fort qu’eux autres. Cette force de caractère est restée en moi. J’essaye d’inculquer cela à mon garçon. Évidemment, s’il y a quelque chose que le patinage m’a apporté, c’est mon garçon, parce que c’est comme cela que j’ai rencontré sa maman [Jamie Salé]. Ça n’arrête pas quand tu commences à penser à tout ce que cela t’a apporté. C’est drôle parce que ce n’est pas un sport que j’ai nécessairement choisi, mais cela m’a apporté des choses extrêmement belles et positives dans ma vie.

Parce que nous sommes tous affectés de près ou de loin par la pandémie, comment ça se passe en Alberta avec la situation de COVID-19 ?

Le 12 mars dernier, on jouait contre Winnipeg, et la même soirée, la NBA a annoncé qu’elle mettait fin à la saison. La Ligue nationale a fait la même chose, puis on n’a pas recommencé jusqu’à ce qu’ils organisent le format des séries éliminatoires. Donc le 15 juin, je suis retourné sur la glace avec l’équipe, et ce jusqu’à la fin des séries qui n’ont pas duré longtemps pour nous.

Puis je suis retourné sur la glace avec les Oilers au début octobre, donc ça fait presque huit semaines que les entraînements de la saison ont repris. On se fait quand même tester deux fois par semaine avec l’équipe. On ne sait pas quand cela pourra recommencer. On parle du premier janvier, mais il y a tellement d’obstacles à surmonter avant que ça recommence à jouer. Ça va prendre quelques petits miracles.

Il y a une expression en anglais qui dit « it takes a village to raise a child », ça prend une communauté pour élever des enfants. Sans la communauté de la Vallée de La Matapédia, jamais jamais jamais je ne me serais rendu où ce que je me suis rendu. -David Pelletier

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