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20 octobre 2020

Carolanne d'Astous Paquet - cdastous@lexismedia.ca

Francesco Barletta : de l’Italie à Amqui

IMMIGRATION

francesco

©Photo l’Avant-Poste – Carolanne D’Astous Paquet

Originaire de Rome, Francesco Barletta vit en région depuis une quinzaine d’année.

Professeur de physique au Centre matapédien d’études collégiales (CMEC) d’Amqui, Francesco Barletta a adopté la région il y a une quinzaine d’année. Bien installé avec sa famille dans le village matapédien de Saint-Tharcisius, le père de cinq enfants nous dévoile ce qui l’a conduit jusqu’ici.

Originaire de Rome en Italie, Francesco Barletta se rend de façon spontanée à l'Ambassade du Canada en Italie pour consulter la personne Responsable des relations académiques. Au fil de ses recherches d'offres de bourses doctorales à l'internationale, l’homme dans la vingtaine aperçoit une bourse en provenance de l’Institut des Sciences de la Mer de Rimouski. « C’est là que j’ai pris contact avec le responsable du Canada », indique-t-il.

Changer de vie à 29 ans

Dans la fleur de l’âge, Francesco débarque à Rimouski en 2005. « Je suis arrivé avec deux valises et c’est tout. » Francesco admet que la stagnation du marché de l’emploi en Italie l’a incité à changer de pays. « Ici, il y a tellement de possibilités d’emploi et des perspectives d’avancement de carrière. Chez nous, tu gardes ton emploi toute ta vie et c’est comme la normalité. C’est le désespoir qui m’a forcé à agir, dans le désespoir il y a une force motrice qui nous amène à foncer », a-t-il révélé dans son local du CMEC.

Bien déterminé à vivre une immersion totale en région, le jeune Francesco apprend la langue officielle du Québec en moins de six mois. Bien que le fossé culturel ne soit pas si grand entre l’Italie et le Canada, Francesco se remémore quelques anecdotes cocasses lors de ses débuts en sol québécois. Sa copine, devenue son épouse, lui avait fait réaliser qu’il se lavait les cheveux avec du revitalisant plutôt qu’avec du shampoing. Un moment qui lui donne le même fou rire encore aujourd’hui.

Choisir La Matapédia

Après son doctorat, Francesco décroche un premier contrat d’enseignement au cégep de Rimouski. Quelques mois plus tard, une nouvelle opportunité s’ouvre devant lui du côté d’Amqui. Depuis ce jour, Francesco enseigne la physique au cégep d’Amqui, un endroit qui lui plaît bien. « C’est un petit cégep, mais c’est comme une grande famille, où l’on devient plus débrouillard et autonome », dit-il. S’il habite désormais dans le village de Saint-Tharcisius, qui s’avère être le toponyme d’un martyr romain, Francesco garde toutefois un certain attachement pour sa ville natale.

« On y retourne parfois en famille. Je redécouvre mon pays avec les yeux d’un touriste canadien, j’apprécie davantage toute la beauté du paysage. Oui ma famille me manque parfois, mais je ne le regretterai jamais »

Francesco admet qu’il n’est pas rare de voir des gens s’étonner de son choix d’avoir quitté la ville romantique. « Vivre et travailler dans une place, ce n’est pas vraiment la même chose que d’aller en vacances », conclut-il. Notons que sa femme et ses cinq enfants parlent couramment l’italien.

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