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À la découverte des nouveaux arrivants

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11 septembre 2020

Carolanne d'Astous Paquet - cdastous@lexismedia.ca

Quand le télétravail permet un retour en région

PLACE AUX JEUNES

mathieu castonguay

©Photo Gracieuseté

Le jeune couple est de retour dans la Vallée depuis juin dernier.

Natif d’Amqui, Mathieu Castonguay est de retour dans sa ville natale depuis juin dernier. Autrefois citoyen de la Capitale-Nationale, le programmeur informatique de 26 ans nous parle de sa vie familiale en sol matapédien, en plus d’aborder sa nouvelle réalité de télétravail.

Qu’est-ce qui a motivé ton retour à Amqui ?

Nous sommes revenus pour plusieurs raisons, c’est quelque chose qu’on mijotait depuis deux ou trois ans, mais c’est surtout parce qu’on a eu un bébé ma conjointe et moi en décembre dernier. Élever un enfant à Québec n’était tout simplement pas dans nos projets. Disons que la ville est organisée pour le travail et non pour la vie familiale, à mon avis. Il faut dire que c’est aussi toute la situation vécue avec la COVID-19 qui nous a incité à revenir en région.

Tu es revenu en région en gardant ton emploi de Québec, comment ça s’est passé ?

Je travaille toujours pour mon employeur de Québec, mais à partir d’Amqui. Dans mon domaine en programmation informatique, c’est assez difficile de trouver un emploi ici en région. Ça fait longtemps que j’avais avisé mon employeur d’un éventuel retour en région. Il m’avait dit à l’époque, pas de problème, on s’arrangera rendu-là, on va trouver une solution. J’ai vraiment tombé sur un bon employeur, pour vrai. C’est le genre de personne qui donne beaucoup de chances aux gens, il m’a donné ma chance à distance et à date, ça se passe super bien. En plus, la pandémie a en quelque sorte confirmé que c’était très viable de travailler à distance.

Le télétravail à temps-plein, tu t'y plais ?

Cela permet d’économiser sur les lunchs [rires]. Je prends ma pause de diner, je monte l’escalier, je mange, je redescends, c’est réglé. Je peux voir ma petite sur l’heure du diner. Pendant une pause, je peux faire du vélo stationnaire. Ce qui est intéressant c’est qu’on fait notre chiffre de travail, puis à la seconde même qu’on termine, on a fini pour vrai. Il n’y a pas de période de transition entre le travail et la maison.

Comment s’est passée votre transition vers La Matapédia ?

C’est extrêmement différent, je dois avouer qu’on est un peu isolés, avec la situation qu’on connait mais aussi comme nouveaux arrivants. On n’a plus beaucoup d’amis à Amqui, la plupart des gens de notre âge qu’on côtoyait sont partis à l’extérieur. À ce niveau-là, sur l’aspect social, je te dirais que cela s’est avéré plutôt difficile. C’est difficile de se faire des groupes de connaissance ces temps-ci. Par contre, les sports d’équipe vont bientôt reprendre, ce sera une bonne chose pour nous.

À première vue, quels bénéfices tirez-vous de ce retour en région ?

Au niveau du rythme de vie, la grosse différence pour nous c’est le temps qu’on perdait sur la route. Pour vrai, pour les déplacements, c’est le jour et la nuit. Juste aller voir ma belle-sœur à deux pas de chez nous à Québec ça nous prenait 20 minutes. Ici en 20 minutes, t’es rendu à Sayabec [rires]. Sinon pour ce qui est du coût de la vie, on voit une bonne différence, mon appartement de Québec me coûtait la même chose que ma maison à Amqui [rires], en s’entend! Revenir en région ça vaut la peine pour n’importe qui qui aime le plein air et la simplicité. Juste de sortir dehors avec la poussette, on est content. On n’a plus besoin d’aller dans un parc pour voir de la nature. On a tous les services qu’il nous faut ici.

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