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04 septembre 2020

Carolanne d'Astous Paquet - cdastous@lexismedia.ca

Rachid Aniss : quand la persévérance et la résilience ne font qu’un

IMMIGRATION

rachid aniss

©Photo l’Avant-Poste – Carolanne D’Astous Paquet

Originaire du Maroc, le Matapédien Rachid Aniss nous livre son parcours semé d’embûches et de courage.

Douze années ont passé depuis que Rachid Aniss a troqué le Maroc pour La Matapédia. L’homme de 47 ans nous parle de sa petite vie paisible à Saint-Alexandre-des-Lacs, en abordant avec humilité ses débuts difficiles en tant qu’immigrant dans une région éloignée.

Rachid atterrit au Québec le 20 décembre 2008, en plein cœur d’une tempête. « Je n’ai pas eu un choc culturel, j’ai plutôt eu un choc thermique », lance le sympathique Matapédien. Rachid quitte la grande ville de Casablanca par amour, pour aller rejoindre sa femme de l’autre côté du continent. « J’ai vraiment fait comme l’expression qui dit, qui prend femme prend pays », affirme-t-il en riant.

Dès son arrivée à Saint-Alexandre-des-Lacs, Rachid a eu droit à un accueil des plus chaleureux, un souvenir qu’il chérira longtemps. « Mon premier contact avec la population c’était le lendemain de mon arrivée, au bingo à l’église de Saint-Alexandre. Je me souviens de cette journée, je me suis dit, bon ça y est, je suis entre les bonnes mains de mes compatriotes. C’est ici que ça se passe. »

Déjouer les embûches

Les premiers mois en sol matapédien n’ont pas été de tout repos pour Rachid. Que ce soit au niveau de l’apprentissage linguistique, de l’adaptation au mode de vie matapédien ou en ce qui a trait à la recherche d’emploi, les défis étaient grands pour le nouvel arrivant. « Lorsqu’on arrive à l’aéroport de Montréal, il faut mettre le compteur à zéro. Tout ce qu’on a acquis avant, tout ce qui peut être aidant pour le marché de l’emploi, on oublie ça. On tourne la page et on commence une nouvelle vie », soutient-il.

Rachid a aussi dû encaisser de nombreux refus avant de faire son entrée sur le marché du travail matapédien. Il aura fallu plusieurs mois avant qu’un employeur soit fin prêt à lui donner sa première chance. C’est d’ailleurs un certain Guy Guérette, anciennement propriétaire des restaurants McDonald’s d’Amqui, Mont-Joli et Rimouski, qui lui a offert son premier emploi. « Il m’a accepté, il m’a marqué, je garderai toujours un grand respect pour cet homme », exprime Rachid encore ému de ses débuts difficiles.

Autrefois conseiller média dans une entreprise au Maroc, Rachid a ensuite cumulé diverses expériences de travail dans la Vallée, notamment comme assistant dentaire. Rachid a finalement obtenu un diplôme collégial en éducation spécialisée, ce qui l’a amené à pratiquer son métier chez nos voisins acadiens, à Campbellton. Rachid a alors opté pour la proximité puisqu’il travaille désormais au centre local d’emploi, à Amqui, depuis juillet dernier.

Certes, Rachid Aniss a fait preuve d’une grande résilience tout au long de son parcours, une attitude qui porte fruit. « Je me sens chez moi ici, je me sens bien. Quand je vais au Maroc, je me sens comme un étranger maintenant. Je suis attaché à la belle Vallée. Je ne me sens pas dépaysé ici », conclut-il.

rachid aniss

©Photo gracieuseté

Rachid Aniss a l’habitude de participer aux rendez-vous bouffe et nous, une belle occasion de faire découvrir sa culture d’origine.

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