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16 juin 2020

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

Les élus de Saint-Marguerite-Marie et Sainte-Irène s'opposent au projet de loi 61

POLITIQUE PROVINCIALE

Sainte-Marguerite-Marie

©Photo Gracieuseté

Le petit village de 200 habitants a été parmi les premiers à s'opposer au projet de loi 61 du gouvernement Legault.

Lors de la dernière séance du conseil municipal, le petit village de Sainte-Marguerite-Marie a adopté une résolution s'opposant au projet de loi 61 du gouvernement Legault. La municipalité de Sainte-Irène a également adopté une résolution semblable.

Qualifié de projet de loi mammouth par plusieurs, ce dernier est controversé en raison des nombreux pouvoirs que s'octroie le gouvernement afin d'accélérer la réalisation de plus de 200 projets d'infrastructures partout au Québec. Parmi ces pouvoirs, plusieurs règlements seraient tout simplement outrepassés pour permettre aux différents projets d'aller en chantier sans passer par certains mécanismes de vérification.

Or, les élus des conseils municipaux de Sainte-Marguerite-Marie et Sainte-Irène ne l'entendent pas ainsi. Ceux de Sainte-Marguerite-Marie ont voté pour adopter une résolution qui « s'oppose catégoriquement » au projet de loi. Dans le libellé de la résolution, on évoque que le projet de loi 61 comporte plusieurs lacunes, donne des pouvoirs excessifs au gouvernement et au Directeur national de la Santé publique et brime les droits et libertés des citoyens.

Les élus de Sainte-Marguerite-Marie ont d'ailleurs fait parvenir une copie de cette résolution aux autres municipalités de la MRC de La Matapédia ainsi qu'au député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, demandant un appui formel. Le conseil de Sainte-Irène est du même avis.

La mairesse de Sainte-Marguerite-Marie, Marlène Landry souhaite avoir du développement économique mais pas à n'importe quel prix. « Il faut quand même faire attention aux lois et règlements, comme les clauses qui parlent de l'expropriation notamment. »

Quant au député et chef par intérim du Parti québécois, Pascal Bérubé, ces résolutions reflètent bien l'opinion générale des municipalités de son comté. « Aucune d'entre elles m'ont signifié qu'elles souhaitaient que je vote en faveur de ce projet de loi. On observe même la tendance inverse. »

Selon Pascal Bérubé, bon nombre de dossiers pourraient se réaliser nonobstant le projet de loi 61. « Je prévois déposer une liste de projets pour ma circonscription qui permettrait une relance économique sans avoir recours à cette loi. Il suffirait d'une simple volonté politique pour les mener à terme. »

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