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26 février 2020

Carolanne d'Astous Paquet - cdastous@lexismedia.ca

La Matapédia affectée par le conflit ferroviaire

ÉCONOMIE LOCALE

uniboard sayabec

©Photo l’Avant-Poste – Carolanne D’Astous Paquet

Une vingtaine d’employés seront mis à pied, de façon temporaire, à l’usine Uniboard de Sayabec.

Les conséquences des blocages qui paralysent le transport ferroviaire au pays se font sentir jusqu’ici, plus particulièrement dans le secteur forestier. L’entreprise Uniboard devra d’ailleurs procéder à la mise à pied d’une vingtaine d’employés à son usine de Sayabec, la semaine prochaine.

Alors que les chemins de fer sont fortement perturbés depuis début février, l’usine Uniboard de Sayabec serait l’une des entreprises forestières matapédiennes affectées par la crise ferroviaire. Puisque les panneaux de bois produits à Sayabec ne peuvent plus être expédiés par train, comme à l’habitude, ces derniers s’accumulent et forcent la haute direction à devoir arrêter une ligne de production pendant une semaine, minimalement.

Une vingtaine de mises à pied à Sayabec

C’est ainsi qu’une vingtaine d’employés seront mis à pied, de façon temporaire, jusqu’à ce que la ligne 1 reprenne à l’usine de Sayabec. « On doit couper nos coûts le plus possible et pour se faire, on doit fermer une ligne de production », affirme le président et chef de la direction d’Uniboard, James Hogg. Ce dernier admet que les répercussions sont graves au sein de l’entreprise. « Le plus grand risque est la perte de clients aux États-Unis. Le deuxième, c’est la frustration de nos employés, qui comme nous, se sentent un peu abandonnés et c’est dommage parce que ce n’est pas de leur faute », conclut-il. De nombreux employés de l’usine Uniboard de Val-D’Or se retrouveront aussi sans emploi pour une période indéterminée.

L’inquiétude gagne du terrain

Les entreprises qui utilisent le chemin de fer pour exporter leurs produits ont des raisons de s’inquiéter. « Ce sont des mises à pied temporaires d’employés. Ça ne peut plus durer », lance la députée fédérale, Kristina Michaud, en réclamant des actions du premier ministre canadien.

« Les chefs héréditaires doivent être assis à la table des négociations avec Ottawa et non sur les rails ! En marge du blocus de Listiguj en Gaspésie, la frustration monte au sein de la population, et ça n’augure rien de bon, ni pour les relations entre les autochtones et Ottawa, ni pour l’économie du Bas-St-Laurent et de la Gaspésie, qui s’en trouve de plus en plus affectée », renchérit la députée bloquiste.

Rappelons que la Société du chemin de fer de la Gaspésie a également dû mettre à pied 15 travailleurs en raison du blocus ferroviaire à Listuguj.

Kristina Michaud

©Photo Gracieuseté - Pénélope Garon

La députée Kristina Michaud réclame des actions du premier ministre.

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