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12 novembre 2019

Carolanne d'Astous Paquet - cdastous@lexismedia.ca

L’insécurité alimentaire frappe de plus en plus de salariés de la Vallée

MOISSON VALLÉE MATAPÉDIA

moisson vallée

©Photo l’Avant-Poste – Carolanne D’Astous Paquet

Les personnes seules et celles qui occupent un emploi sont de plus en plus touchées par la faim sur le territoire matapédien.

Moisson Vallée Matapédia dresse un bilan annuel des demandes d’aide alimentaire sur son territoire en dévoilant quelques données révélatrices qui prouvent que le visage de la faim change, tout comme le profil de ses bénéficiaires.

Bien que la demande d’aide alimentaire soit relativement stable par rapport à l’année dernière, force est de constater que la faim demeure un enjeu préoccupant dans La Matapédia, plus particulièrement chez les célibataires et les personnes ayant un faible revenu.

Chaque mois, 492 Matapédiens et Matapédiennes ont recours aux services de banque alimentaire offerts par Moisson Vallée. De ce nombre, 52% sont des personnes qui vivent seules. « Les demandes proviennent plus des personnes seules, surtout des aînés », affirme Brigitte Pellerin, directrice de Moisson Vallée Matapédia.

Bien que l’on puisse penser que les salariés soient à l’abri de l’insécurité alimentaire, les chiffres démontrent que 5% de la clientèle de Moisson Vallée occupe un emploi. « Avant, on n’en avait pas beaucoup, mais là 5%, c’est une augmentation d’au moins 4% par rapport à l'an passé. C’est surtout les gens qui sont au salaire minimum », explique Brigitte Pellerin.

« Les coûts n’arrêtent pas d’augmenter, mais les mesures comme l’être sociale et les salaires ne suivent pas la hausse, donc un moment donné cela engendre une grande différence, les gens n’arrivent plus », poursuit la directrice.

Pour madame Pellerin, il ne fait aucun doute que les dons s'avèrent essentiels à la pérennité des services d'aide alimentaire. « Il y a des gens qui doivent choisir de manger ou de payer leur loyer, ça devient très difficile pour eux. Nous autres on est là, ça allège le budget un peu pour qu’ils puissent payer les autres dépenses. » Rappelons qu’un Québécois sur 17 vit une situation d’insécurité alimentaire chez la population active, soit les 18-64 ans.

Comme le veut la tradition, la population aura l’occasion de contribuer le 5 décembre prochain lors de La guignolée des médias qui se déroulera du 25 novembre au 24 décembre.

 

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