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19 septembre 2019

Carolanne d'Astous Paquet - cdastous@lexismedia.ca

L’avenir des Maisons de jeunes est menacé

JEUNESSE

©Photo Gracieuseté – La MDJ de Sayabec

L’avenir des Maisons de jeunes est fortement menacé par le sous-financement et le manque de personnel.<@

Ces organismes communautaires qui veillent au bien-être des jeunes de 12 à 17 ans sont pour la plupart au bout du rouleau. Bien souvent sous-financées, les Maisons de jeunes doivent également composer avec un manque flagrant de main d’œuvre, ce qui les pousse parfois à devoir fermer boutique.

En recherche active d’animateurs et d’intervenants formés depuis mai dernier, la directrice de la Maison des jeunes (MDJ) de Sayabec, Line Chouinard, a dû temporairement fermer les portes de l’établissement, faute de personnel. Cette dernière admet que le sous-financement n’aide en aucun cas à consolider la main d’œuvre.

Les Maisons de jeunes parviennent à survivre avec les subventions gouvernementales de base octroyées et les dons privés. Dans le cas présent, la MDJ de Sayabec obtient annuellement environ 96 000 $ de la part du gouvernement québécois alors que 357 138 $ seraient nécessaires, selon un scénario économique, pour couvrir l’ensemble des frais, incluant les salaires.

« Un moment donné, il va falloir en injecter de l’argent dans les Maisons des jeunes. On ne peut pas offrir un service de qualité aux jeunes à l’année avec des montants comme ça », exprime la directrice de la MDJ sayabécoise, membre du Regroupement des maisons des jeunes du Québec. La directrice poursuit en affirmant que le manque de financement est aussi responsable du fort taux de roulement des employés.

« On a beau essayer d’augmenter les heures et les salaires pour attirer du personnel formé, on ne peut pas compétitionner avec des centres jeunesse qui offrent des salaires plus élevés, des meilleurs horaires et des avantages sociaux. » Rappelons qu’une formation collégiale en travail social ou éducation spécialisée est requise pour accéder au poste d’intervenant.

Si la pénurie de main d’œuvre se fait sentir partout en province, les maisons des jeunes sont particulièrement désavantagées par la situation. « On ne peut pas non plus baisser les critères d’embauche pour engager du personnel, ça nous prend du personnel formé et compétent pour bien intervenir avec les jeunes. On a parfois affaire à des cas de détresse, d’abus, même de suicide », indique la Sayabécoise à la barre du lieu de rencontre des adolescents.

Le chef parlementaire du Parti Québécois et député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, a même rencontré les maisons des jeunes de son comté pour bien cerner l’enjeu. Notons qu’une Politique jeunesse du Gouvernement du Québec pourrait voir le jour en 2020. 300 M$ seraient d’ailleurs spécialement débloqués pour la jeunesse québécoise.

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