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16 juillet 2019

Stéphane Quintin - squintin@lexismedia.ca

Environnement, droit des femmes, emploi : Kristina Michaud lance sa campagne à Matane

Élections fédérales canadiennes

Yves-François Blanchet Kristina Michaud Pascal Bérubé

©Stéphane Quintin - L'Avant-Poste

La Matapédienne Kristina Michaud a été officiellement investie candidate au poste de députée dans la circonscription d’Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia le 14 juillet, à cent jours des élections fédérales.

Déclarée candidate pour le Bloc québécois dans la circonscription d’Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia, Kristina Michaud, Matapédienne de 26 ans, a rappelé les grands axes de la campagne qu’elle compte mener, à moins de 100 jours des élections fédérales du 21 octobre. En compagnie du chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, et du chef du Parti québécois, Pascal Bérubé, elle a rappelé trois engagements prioritaires : la défense de l’environnement, du droit des femmes et des emplois en région.

Entourée des députés péquistes Harol LeBel et Pascal Bérubé, du candidat pour le Bloc québécois en Gaspésie Guy Bernatchez et du chef du parti Yves-François Blanchet, Kristina Michaud a profité de son investiture, le 14 juillet, à Matane, pour rappeler son objectif principal : que la circonscription soit de nouveau représentée à Ottawa par le Bloc québécois, comme elle l’a été entre 1993 et 2014, par René Canuel, Jean-Yves Roy puis Jean-François Fortin, avant la création de son propre parti. Ayant perdu la MRC de Haute-Gaspésie et gagné celle d’Avignon pour l’élection de 2015, la circonscription est représentée depuis par Rémi Massé, du Parti libéral du Canada, instance qui n’a pas été épargnée par Yves-François Blanchet dans son discours, pointant du doigt plusieurs mesures du gouvernement de Justin Trudeau, qualifié d’« inepte » en matière d’économie. Rappelons que 10 députés du Bloc québécois siègent présentement à Ottawa, majoritairement issus de la région de Montréal et que le parti avait obtenu son plus haut score aux élections de 1993 et 2004, avec l’élection de 54 députés et son plus faible résultat en 2011, avec seulement quatre sièges remportés.

Harold LeBel Yves-François BlanchetGuye Bernatchez Kristina Michaud Pascal Bérubé

©Stéphane Quintin - L'Avant-Poste

Harold LeBel, député de Rimouski, Yves-François Blanchet, chef du BQ, Guy Bernatchez et Kristina Michaud, candidats en Gaspésie et Pascal Bérubé, chef parlementaire du PQ.

« On ne se voit pas comme la carpette pétrolière de l’ouest canadien ! » - Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois

Une dénonciation du gouvernement libéral     

Faisant l’éloge des actions menées par trois figures politiques québécoises, René Lévesque, Lucien Bouchard et Jacques Parizeau, M. Blanchet, chef du Bloc québécois depuis janvier, a notamment déploré les actions menées par le Parti libéral dans le domaine des négociations autour des traités de libre-échange et des tarifs du bois d’œuvre, a critiqué « le vol pur » des revenus publicitaires des médias d’information par des multinationales, a apporté son soutien aux « sacrifiés québécois au profit de l’industrie automobile ontarienne » et dénoncé un « régime fédéral intrinsèquement vicié ». Soulignant la pertinence du Bloc québécois, « tant et aussi longtemps que le Québec ne sera pas un pays », il a fait l’éloge des atouts de la province, notamment dans le domaine de l’environnement et des énergies vertes, dont il souhaite exporter l’expertise québécoise. « On ne se voit pas comme la carpette pétrolière de l’ouest canadien », a-t-il lancé, en qualifiant le pays d’« État pétrolier, comme l’Arabie-Saoudite et le Venezuela », et en défendant un modèle de création de richesses compatible avec les enjeux environnementaux.

Yves-François Blanchet

©Stéphane Quintin - L'Avant-Poste

Yves-François Blanchet a critiqué plusieurs actions du gouvernement libéral de Justin Trudeau.

Une candidate de la jeunesse et du renouvellement     

La candidate de 26 ans, qui serait la première femme et la plus jeune députée de l’histoire de la circonscription en cas d’élection le 21 octobre, a dessiné quelques grandes lignes de son programme, axé notamment sur l’écologie et l’urgence climatique, selon elle un devoir moral envers les générations futures, le droit des femmes et l’emploi en région. Sur ce dernier point, elle compte s’attaquer au maintien des jeunes dans la circonscription ainsi qu’au retour des aînés qui le souhaitent sur le marché du travail, sans être pénalisés. En évoquant le dossier d’implantation d’un bureau de la fonction publique dans la Matapédia, elle prévoit le développement possible d’environ 400 nouveaux emplois. Elle compte défendre aussi un allègement des lourdeurs administratives pour aider le processus d’embauche, la mise en place d’incitatifs pour attirer de nouveaux arrivants en région et une meilleure prise en charge des travailleurs saisonniers.

Kristina Michaud

©Stéphane Quintin - L'Avant-Poste

Kristina Michaud serait la plus jeune et la première femme élue députée dans la circonscription.

« Notre langue, notre patrimoine et notre culture sont uniques et méritent de rayonner. C’est en gérant nous-mêmes nos propres lois, nos propres impôts, qu’on pourra atteindre notre plein potentiel » - Kristina Michaud

Amenée à circuler régulièrement sur la route 195 entre Matane et Amqui, dont elle est originaire, la candidate s’est offusquée de voir qu’une absence de couverture cellulaire dans certains secteurs pouvait subsister dans un pays membre du G7. « C’est une chose particulièrement hallucinante en 2019 », a-t-elle martelé, en critiquant aussi un manque de respect envers les agriculteurs lors des négociations des traités de libre-échange du Canada. Désireuse de voir plus de jeunes et de femmes en politique, elle s’est montrée particulièrement indignée par le refus de députés conservateurs de consentir à une motion défendue à Ottawa par le Bloc québécois reconnaissant que le corps des femmes n’appartenait qu’à elles et que leur libre choix en matière d’avortement, à une époque où ce droit, à l’ère de Donald Trump, était contesté par davantage d’états américains, ne devait pas faire l’objet d’un retour en arrière.  

Le soutien du Parti québécois     

Le chef parlementaire du Parti québécois, Pascal Bérubé, réélu en octobre dernier avec 69,5 % des voix, a invité les citoyens du comté à reporter leurs votes sur Kristina Michaud lors des élections fédérales. « À près de 100 jours des élections, vous pouvez compter sur moi et toute mon équipe pour appuyer Kristina de toutes nos forces », a-t-il déclaré, en rappelant qu’elle travaillait jusque-là comme conseillère politique à son cabinet, ayant pour mandat de guider le caucus péquiste, entre autres, sur les questions de laïcité, d’immigration, de condition féminine, de santé et de services sociaux ainsi que dans le dossier des relations internationales, domaine dans lequel elle termine une maîtrise à l’Université Laval. Forte de son expérience dans ce secteur, elle a conclu son discours d’investiture en rappelant la pertinence de l’indépendance du Québec : « Notre langue, notre patrimoine et notre culture sont uniques et méritent de rayonner. C’est en gérant nous-mêmes nos propres lois, nos propres impôts, qu’on pourra atteindre notre plein potentiel ».

Pascal Bérubé

©Stéphane Quintin - L'Avant-Poste

Pascal Bérubé a invité ses électeurs à voter pour Kristina Michaud le 21 octobre.

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