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16 janvier 2019

Carolanne d'Astous Paquet - cdastous@lexismedia.ca

Les salles d’opération d’Amqui et de Matane sous-utilisées

CHIRURGIE

médecin chirurgien opération

©archives

Les hôpitaux de Matane et d'Amqui présentent chacun des taux d’utilisation des salles d'opération inférieurs à 70%, laissant les blocs opératoires souvent inoccupés.

SANTÉ. Selon les données compilées par les directions des hôpitaux de la province, l’Hôpital de Matane aurait utilisé 69% de son bloc opératoire au cours des deux dernières années, alors que l’Hôpital d’Amqui présenterait un taux d’occupation de 52%.

Si le temps d’attente pour obtenir une opération s’avère généralement élevé, on ne peut en dire autant des taux d’utilisation des salles opératoires en région. Selon les résultats parus dans le Journal de Montréal, les meilleurs taux d’occupation des blocs opératoires se situeraient davantage dans les plus grands centres urbains de la province. En ce sens, l’Hôpital de l'Enfant-Jésus, situé à Québec, gagne la palme des meilleurs taux d’occupation avec 99%, suivi par l’Hôpital général de Montréal qui enregistre 98%.

Les grands centres plus sollicités

Les hôpitaux situés en marge des grandes villes enregistrent, quant à eux, des taux d’utilisation des salles opératoires largement plus faibles. Dans le cas présent, l’Hôpital de Rimouski présente un taux d’occupation du bloc opératoire de 71.1%, une donnée légèrement plus élevée qu’à Matane (69%), mais qui dépasse largement Amqui (52%). Cet écart entre les différentes installations du CISSS du Bas-Saint-Laurent s’expliquerait notamment par le volume d’opération effectué et les spécialisations davantage centralisées.

 « Les installations de Rivière-du-Loup et de Rimouski, c’est différent parce que ce sont des hôpitaux qui ont une mission régionale, alors il y a des spécialisations qui sont données à ces endroits, qui permettent d’augmenter le volume d’interventions réalisées », selon la responsable des communications du CISSS du Bas-Saint-Laurent, Ariane Doucet-Michaud.

La porte-parole du Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent (CISSS) soutient qu’il faut comprendre la mission des plus petits blocs opératoires, comme Amqui et Matane, qui ont comme principal objectif de répondre aux services de proximité et aux cas urgents tels qu’une césarienne. Si l’objectif d’utilisation des salles dédiées aux chirurgies est fixé à 85% par les directions des hôpitaux en province, seuls 30% des établissements de santé atteignent cette cible, selon les informations du Journal de Montréal.

« Tout dépend vraiment du volume, compte tenu des populations locales, ce serait vraiment étonnant qu’on atteigne une cible de 85%. C’est certain que ça va avec la demande et les besoins des populations aussi », a indiqué Ariane Doucet-Michaud, responsable des communications du CISSS.

Notons par ailleurs que le taux d’occupation le plus bas au Québec est enregistré à l’Hôpital de La Tuque, en Mauricie, où le bloc opératoire est utilisé à seulement 16 %. Bien que les salles opératoires ne soient pas occupées de façon permanente, Madame doucet-Michaud souligne que les chirurgiens du CISSS sont pleinement occupés. « Il faut comprendre qu’à Amqui par exemple, les deux chirurgiens font de la chirurgie, mais à 50% de leur temps, ils font également des endoscopies », a-t-elle précisé.

Révision des procédures

Madame Doucet-Michaud ne cache pas le fait que les procédures doivent tout de même être revues, notamment en ce qui a trait aux procédures préopératoires, qui précèdent une intervention chirurgicale. Cette dernière affirme cependant qu’il ne s’agit pas d’un enjeu du côté d’Amqui ni du côté de Matane puisque les délais d’attente pour une opération sont très bons, selon madame Doucet-Michaud. On parle d’ailleurs de 8,1 semaines d’attente pour une chirurgie dans les installations du CISSS.

La décentralisation comme piste de solution

Le député péquiste de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, a rapidement réagi à la sortie de cette nouvelle en proposant notamment une piste de solution qui vise à décentraliser les services de santé en région. « La solution, c’est d’optimiser l’utilisation de ces blocs opératoires en demandant aux médecins spécialistes d’opérer davantage les patients de chez nous sur place, et moins au Centre hospitalier régional de Rimouski », a-t-il indiqué sur ses réseaux sociaux ce matin.

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