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05 Septembre 2018

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

Une levée de fonds qui tourne au cauchemar pour une famille de Saint-Noël

Famille Rioux

©Photo Gracieuseté

La petite Juliette en compagnie de ses parents, Eugénie et Félix.

 Une levée de fonds afin de venir en aide à Juliette, une petite fille de Saint-Noël aux prises avec une maladie rare qui affaiblit sévèrement son système immunitaire, a pris un tournant cauchemardesque alors que l'organisme en charge de recueillir les dons refuse de les remettre à la famille.

Marilou Thériault a initié une levée de fonds pour Juliette et sa famille afin d'aider à payer pour le loyer et le transport lors de leurs déplacements à Québec pour les soins et les suivis. Puisque la petite Juliette souffre aussi de surdité, la famille a appris qu'elle aurait droit à des implants cochléaires. Conséquemment, la petite devra rester quelques mois à Québec. C'est pour aider à payer un logement pour la famille que Marilou Thériault a lancé une levée de fonds qui a atteint à ce jour 19 000 $.

Afin de faire les choses dans les règles de l'art, l'instigatrice de la levée de fonds a approché l'organisme SOS Handicapés afin que les donateurs puissent recevoir des reçus d'impôts en bonne et due forme. « J'avais bien précisé dès le départ que les fonds serviraient pour l'hébergement et l'essence pour les déplacements à Québec, ce qui ne semblait pas poser problème pour la dame en charge de l'organisme. »

Cette dame, c'est Henriette Samuel, fondatrice de l'organisme SOS Handicapés. Les choses se sont gâtées par la suite quand Henriette Samuel a écrit à Marilou Thériault pour lui indiquer que les chèques devaient être faits au nom de SOS Handicapés, menaçant même de stopper la campagne si la directive n'était pas suivie. « J'ai demandé à maintes reprises à Mme Samuel de m'envoyer les documents explicatifs sur la marche à suivre mais je n'ai jamais rien reçu. »

En tentant de corriger le tir, Marilou Thériault a envoyé trois chèques totalisant 8 730 $ à l'organisme puis est demeurée sans nouvelles de SOS Handicapés pendant plusieurs jours. « J'ai alors renvoyé un message pour savoir comment fonctionnait les remboursements pour les frais de déplacements, repas, loyer, etc. Tout à coup, il n'y avait plus rien de ça qui tenait. Mme Samuel m'a dit qu'elle ne faisait affaire qu'avec les spécialistes de la santé pour les soins à Juliette. Pourtant, il était clair dès le départ que l'argent ne servirait pas à ça puisque les soins sont couverts par la Régie de l'assurance-maladie. »

Où sont les 8 730 $?

On a alors rejoint la mère de Juliette, Eugénie Parent, qui dit avoir eu un entretien particulier avec l'organisme. « Lorsque j'ai parlé à Mme Samuel, elle m'a dit que ce n'était pas dans les politiques de l'organisme de payer pour du gaz ou un loyer. Ainsi, l'argent amassé allait être remis à d'autres enfants. Ce que je trouve déplorable dans cette histoire est qu'il s'agit de l'argent de gens d'ici se sont montrés généreux envers nous. »

Rejointe par téléphone, Henriette Samuel a affirmé qu'elle avait mis fin au parrainage de la levée de fonds pour Juliette puisqu'elle n'avait plus confiance à l'organisation locale de la campagne. « L'argent va être remis aux parents même si ce n'est pas notre façon de faire. Habituellement, on fait affaire seulement avec les professionnels de la santé, ce qui n'a pas été le cas ce coup-ci donc c'est une campagne qui est terminée en ce qui nous concerne. »

Lorsqu'on a demandé à Henriette Samuel quand l'argent allait être remis aux parents, celle-ci a répondu à l'affirmative « L'argent est en chemin. Le tout a été posté il y a deux jours », a-t-elle conclu.

Conclusion heureuse

Finalement, quelques jours après l'écriture de cet article, la famille Rioux-Parent a reçu un chèque de 8 016, 39 $. 8 % du montant total a été retenu pour les frais de gestion par l'organisme SOS Handicapés. Dans un dernier message adressé à Marilou Thériault, la responsable de l'organisme, Henriette Samuel a écrit: « Vous ne recevrez plus un sou de ma part. Si vous voulez aller à J.E. ou Denis Lévesque, je me ferai un plaisir d'y aller aussi. »

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