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14 Septembre 2018

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

3 200 appuis pour l'implantation de 375 emplois gouvernementaux dans La Vallée

©Photo Dominique Fortier - L'Avant-Poste

Gilles Malenfant et Marc Thériault somment les candidats de se commettre sur l'implantation d'un bureau gouvernemental dans la Vallée de La Matapédia.

Un groupe de gens d'affaires et de citoyens engagés reviennent à la charge pour exiger un bureau de la fonction publique dans La Matapédia, soutenus par 3 200 signataires d'une pétition d'appui.

Afin de contrer la dévitalisation, la baisse démographique et la disparition de différents services, notamment en santé, ce groupe de Matapédiens estime qu'une solution permanente serait de décentraliser un bureau de la fonction publique vers La Matapédia. « Nous avons déjà été tout près du but, explique Gilles Malenfant. Le député libéral, Pierre de Bané, avait réussi dans les années '80 à convaincre son gouvernement de décentraliser 375emplois vers La Vallée. Toutefois, il y a eu des élections entre temps et le projet a été annulé », se désole l'homme d'affaires.

L'idée a été relancée à l'actuel député d'Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia, Rémi Massé, qui en a même fait un engagement électoral. « Il nous mentionne que le dossier avance nous voulons accélérer les choses », ajoute Gilles Malenfant. D'ailleurs cette démarche est soutenue par la MRC de La Matapédia mais aussi l'ensemble des municipalités qui ont toutes adopté une résolution à cet effet.

@ST:Économie équilibrée

@R:Pour Marc Thériault, un autre entrepreneur impliqué dans la démarche, cette solution repose sur des bases solides. « Le calcul de 375 emplois se base sur la statistique qui veut qu'une personne sur 70 occupe un travail dans la fonction publique. Au fil du temps, nous avons perdu des directions d'hôpitaux, d'emploi-Québec, du bureau d'assurance-emploi et de la Commission scolaire. Ce que nous demandons, c'est simplement un retour des choses. »

Pour Gilles Malenfant et Marc Thériault, une économie équilibrée passe par un bureau gouvernemental, qu'il soit fédéral ou provincial. « La Mitis a l'Institut Maurice-Lamontagne, Matane a 350 cols blancs et plus récemment Miramichi au Nouveau-Brunswick a obtenu un centre de paie fédéral de 550 emplois. Dans une MRC comme la nôtre qui se retrouve parmi les plus dévitalisées au Québec, ça permettrait des retombées de l'ordre de 20,4 millions par année de façon récurrente. »

Les deux hommes vont plus loin en affirmant que Les Matapédiens sont en droit d'exiger une telle initiative gouvernementale. « Nous avons été largués ici avec une économie reposant principalement sur l'agriculture et sur la forêt qui est sous le contrôle du gouvernement. Si on n'est pas pour nous redonner le contrôle de nos ressources, on doit au moins compenser les pertes par des emplois stables et payants qui auraient pour effet de diversifier notre économie. »

Pour les signataires de cette demande, le calcul est simple. Plus il y a d'emplois de qualité, plus il y a de mouvement des travailleurs vers La Vallée et plus la MRC aura de ressources humaines pour faire du bénévolat et pour conserver des soins de santé et d'éducation. « Ce qu'on constate, c'est que la fonction publique ne s'amincit pas. Dans ce contexte, il est incompréhensible que les grands centres soient les seuls à avoir des bureaux de la fonction publique. Il n'en coûte pas plus cher d'implanter un bureau ici qu'ailleurs, au contraire, ajoute Marc Thériault. D'ailleurs, c'est ironique de voir les grands centres applaudir l'arrivée de nos travailleurs chez eux pour occuper des emplois spécialisés et, du même coup, considérer que nos travailleurs ne sont pas suffisamment qualifiés pour occuper des postes dans la fonction publique. »

Avec un déclin démographique qui ne semble pas s'arrêter, les signataires estiment que le coup de barre doit être fait maintenant. « Ce n'est pas dans un an qu'il faut commencer les démarches, c'est maintenant. Nous réitérons notre demande auprès de Rémi Massé mais nous demandons également un engagement clair de tous les candidats à l'élection provinciale. Si l'idée fait l'unanimité chez les différents partis, il n'y aura pas de raison que le projet ne fonctionne pas, peu importe qui sera au pouvoir », concluent Gilles Malenfant et Marc Thériault.

 

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