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12 Septembre 2018

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

Une jeune Causapscalienne atteinte d'arthrite plaide pour un meilleur accès aux soins

©Photo Dominique Fortier - L'Avant-Poste

Ann-Marie Boudreau estime que les patients atteints d'arthrite devraient avoir droit aux mêmes soins et services complémentaires que les patients aux prises avec d'autres maladies permanentes comme la sclérose en plaques.

La jeune Ann-Marie Boudreau de Causapscal, aux prises avec l'arthrite rhumatoïde psoriasique juvénile, plaide pour que les patients atteints de cette maladie aient un meilleur accès aux soins et aux services.

C.est vers l'âge de 16 ans qu'Ann-Marie a vu que quelque chose n'allait pas avec son corps. Elle ressentait des tensions et des douleurs ponctuelles sans savoir quel mal l'affligeait. Elle s'est rendu chaque semaine à l'urgence de l'hôpital d'Amqui pendant deux ans avant que tombe le diagnostic d'arthrite. « Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait et, à cet âge-là, on se pose déjà suffisamment de questions. Malheureusement, on a l'impression que cette maladie n'est pas prise au sérieux. On pense, à tort, que c'est une maladie qui touche uniquement les ainés alors que ce n'est pas le cas », explique la jeune femme.

Ann-Marie Boudreau a bien tenté d'avoir du support social afin d'apprivoiser sa nouvelle réalité mais on lui aurait alors répondu qu'elle n'était pas suffisamment déprimée pour être suivie par un travailleur social. Ce n'était que le début des obstacles pour la jeune femme. Maintenant que le diagnostic était tombé, il fallait maintenant obtenir des soins. « Il n'y avait pas de rhumatologue disponible à Rimouski avant un an et demi donc j'ai dû être suivie par une spécialiste au Centre hospitalier de l'Université Laval. En plus d'être loin, ça engendre des frais »,

Les visites chez le rhumatologue ne sont pas les seuls déplacements que doit faire Ann-Marie puisqu'à toutes les huit semaines, elle doit se rendre dans une clinique à Rimouski pour y recevoir des perfusions, un traitement essentiel pour contrôler l'arthrite.

@ST:Maladie méconnue

@R:Les symptômes vécus par Ann-Marie sont aussi aléatoires que sournois. Certains jours, elle peut se lever en pleine forme et le lendemain, être affligée par des raideurs, des engourdissements et des boursoufflures. Parfois, les douleurs sont assez intenses qu'Ann-Marie peine à se mouvoir. D'ailleurs, cette maladie a des impacts financiers sur la jeune femme puisqu'elle ne peut travailler 40 heures par semaine. « Ça s'ajoute au fait qu'il est déjà difficile de se dénicher un boulot puisque les employeurs ont tendance à se fermer lorsque je leur dis que je fais de l'arthrite. »

Ann-Marie ajoute que la maladie est aussi méconnue de la population. « Quelqu'un que je connais qui fait de l'arthrite est capable de marcher mais sur de très courtes distances. J'ai déjà vu des gens le juger parce qu'il se stationnait dans un endroit réservé pour les handicapés même s'il avait sa vignette. Il y a encore beaucoup de chemin à faire pour que nous soyons reconnus, non seulement auprès de la population mais surtout auprès du gouvernement. »

Ann-Marie ajoute que l'arthrite semble tomber entre deux catégories. « Lorsque vient le temps d'avoir accès à des services, on me répond qu'il ne s'agit pas d'une maladie permanente comme la sclérose en plaques mais en même temps, qu'il ne s'agit pas non plus d'une maladie grave comme le cancer. Pourtant, l'arthrite n'a pas de remède, donc j'aurai cette condition toute ma vie », explique la jeune femme de 27 ans.

Elle demande donc au gouvernement de se pencher sur le cas de l'arthrite afin que les patients ne tombent pas dans « les craques du système » et que tous puissent avoir droit aux même services, aux même soins et aux même remboursements de frais que tous les autres personnes ayant une maladie qui est davantage reconnue par le système de santé québécois.

On estime qu'un Canadien sur cinq vit avec l'arthrite. C'est pourquoi la Société de l’arthrite invite les personnes concernées par cette maladie et l’accès aux soins de santé complémentaires de s'impliquer en participant à la campagne de sensibilisation en www.arthrite.ca/votezarthriteQC.  

 

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