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24 Octobre 2018

Carolanne d'Astous Paquet - cdastous@lexismedia.ca

Un mauvais dosage de médicaments touche 23 patients de la région

©Photo L'Avant-Poste

Le Centre de santé et de services sociaux de La Matapédia figure parmi les trois hôpitaux ayant éprouvé des problèmes de dosage en immunothérapie.

Des personnes atteintes de cancer n’ont pas reçu la quantité requise des médicaments administrés lors du traitement d’immunothérapie visant à ralentir la maladie. Des irrégularités de dosage se sont fait remarquées dans les hôpitaux d’Amqui, Matane et Rimouski. La Vallée compterait un seul usager concerné par le problème. 

Lors d’une enquête interne menée depuis juin, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISS) du Bas-Saint-Laurent a découvert un écart de 20 à 30 % entre la dose prescrite du médicament et la dose reçue en immunothérapie. « Cet été on s’est rendu compte qu’il y avait un résidu de 10 à 15 ml environ qui restait dans la tubulure intraveineuse à la fin du traitement d’immunothérapie. Les poches contiennent 50 ml ce qui cause un écart qui n’a pas été administré à l’usager traité », a affirmé Ariane Doucet-Michaud, Conseillère cadre aux communications stratégiques à la présidence-direction générale et relations avec les médias CISSS du Bas-Saint-Laurent.

Les patients concernés ont récemment été informés par l’entremise d’une lettre envoyée le 22 octobre. Notons que certains de ces patients en fin de vie sont décédés depuis cette constatation touchant les trois Centres hospitaliers de la région. La porte-parole du CISS, Madame Doucet-Michaud, confirme toutefois que les correctifs nécessaires ont été apportés et que les traitements d’immunothérapie sont administrés de manière conforme et sécuritaire.

« Il faut savoir que le traitement d’immunothérapie est offert en deuxième et même en troisième ligne lorsqu’un traitement comme la chimiothérapie n’a pas fonctionné par exemple. L’immunothérapie est souvent offerte dans des stades très avancés de cancer métastatique pour amener confort au patient et diminuer les symptômes de la maladie sans toutefois garantir les chances de survie », a déclaré Ariane Doucet-Michaud.

Préoccupé par cette situation, le CISS du Bas-Saint-Laurent a revu l’ensemble des protocoles d’administration des médicaments d’immunothérapie afin que les patients reçoivent les doses adéquates. Selon un communiqué transmis par le CISS, aucune conclusion ne permet à ce jour de confirmer un effet négatif du problème de dosage sur la santé des personnes touchées puisque plusieurs facteurs peuvent influencer l’évolution de la maladie.

Rappelons que l’immunothérapie est un traitement qui aide, renforce ou rétablit la capacité du système immunitaire d’une personne atteinte d’un cancer.

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