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20 décembre 2017

Jean-Philippe Langlais - jplanglais@lexismedia.ca

Le défi perpétuel de Moisson Vallée Matapédia

©Photo TC Media – Jean-Philippe Langlais

ALIMENTATION. Depuis les dernières semaines, ça grouille dans les locaux de Moisson Vallée Matapédia afin de livrer les paniers de provisions à temps pour la période des Fêtes, dans un contexte où la demande est loin d'aller en diminuant.

Pour le seul mois de novembre, l'organisme a donné 167 paniers à sa clientèle. L'an passé, en décembre, 158 dépannages avaient été enregistrés. À cela s'ajoutaient une centaine de paniers de Noël pour Amqui. Des paniers avaient aussi été distribués à Sayabec et Causapscal. « On peut parler d'environ 300 paniers dans le mois de décembre pour la population matapédienne. Cette année, on anticipe des besoins similaires, sinon une légère augmentation », constate la directrice de Moisson Vallée Matapédia, Brigitte Pellerin.

Le nombre de familles qui vient nous voir augmente toujours à Noël. -Brigitte Pellerin

La tendance est évidente au fil des années. En août 2014, Moisson avait 597 dossiers de personnes qui avaient recours à la banque alimentaire. Moins de trois ans plus tard, en avril 2017, ce nombre atteignait 868.

Solidarité matapédienne

La clientèle de Moisson Vallée Matapédia est généralement composée de personnes en attente de prestations de chômage, de familles à faible revenu, de personnes seules et de personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale. Malgré tout, Mme Pellerin constate que le tissu social est tissé serré dans La Matapédia et que la population fait preuve d'une grande générosité, non seulement à l'approche des Fêtes, mais à longueur d'année.

« Le nombre de familles qui vient nous voir augmente toujours à Noël. C'est triste, mais la population matapédienne va nous aider beaucoup. Dans la cueillette annuelle de denrées non périssables, je n'ai fait aucune publicité et les denrées entrent. La population est solidaire », souligne Brigitte Pellerin.

L'après-Noël

Si de nombreuses collectes d'argent et de denrées sont réalisées dans les semaines précédant Noël, le public a parfois tendance à penser que les besoins sont parfois plus élevés au mois de janvier. Les coûts plus élevés en électricité et les factures de cartes de crédit viennent compliquer la vie des ménages.

« C'est aussi gros que le mois de décembre. L'année passée, en trois semaines pendant le mois de janvier, on a donné 119 services. Il n'y a plus de paniers de Noël. C'est juste Moisson qui doit répondre à la demande. »

Moisson Vallée Matapédia figure au nombre des banques alimentaires de la région qui bénéficie du Programme de récupération en supermarchés, lancé en juin. Cette initiative vient limiter les pertes en magasin et se veut une solution à la précarité alimentaire. « Ce programme nous aide beaucoup. Nous avons accès à de la viande, du poisson et des mets congelés. Ça fait des paniers plus gros », rappelle Mme Pellerin.

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