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Pornographie juvénile: Richard Warren est déclaré coupable


Publié le 22 septembre 2017

Richard Warren, à sa sortie du palais de justice de Mont-Joli.

©Photo TC Media – Jean-Philippe Langlais

JUSTICE. Richard Warren de Causapscal a été déclaré coupable des chefs d'accusation de possession, d'avoir accès et d'avoir rendu accessible de la pornographie juvénile, dont les faits sont survenus entre janvier et avril 2015. 

Le juge Jules Berthelot a rendu cette décision ce matin au palais de justice de Mont-Joli, au terme d'une audience d'environ deux heures. Après avoir relaté les différents témoignages recueillis lors du procès, Jules Berthelot a souligné que le Tribunal ne croit pas la version de l'accusé et a indiqué à de nombreuses reprises que son témoignage n'a aucune crédibilité.

L'homme d'une cinquantaine d'années pratique le métier de technicien informatique. Il utilisait le programme BT Loft pour y télécharger des fichiers. L'accusé avait mentionné, lors de son témoignage, ne pas connaître l'expression PTHC et avoir appris ce terme au poste de police, lors de son interrogatoire. Le juge n'a pas cru sa version. « Il travaille en informatique et ne connaît rien de l'expression PTHC. L'expert en cybersurveillance a expliqué les étapes et le contenu des titres (de fichiers) forts évocateurs, mais l'accusé n'aurait rien remarqué de tout ça », a poursuivi le juge.

Lors de son procès, Warren disait avoir ouvert deux fichiers de photos et qu'il les avait aussitôt fermés et supprimés. Il a dit être secoué par ces images et a indiqué disait avoir consulté une travailleuse sociale. Or, le juge a soulevé le fait que Warren n'a consulté la travailleuse sociale qu'après son arrestation et non pas à la suite de la découverte de ces images. « L'accusé a déclaré avoir ouvert deux photos à caractère de pornographie juvénile. Pourquoi deux? Si, comme il le prétendait et s'il avait été cru, après avoir ouvert la première, il aurait été malade de dégoût. Pourquoi avoir ouvert la deuxième? »

Jules Berthelot a ajouté que si le Tribunal retenait sa version, l'accusé ferait preuve d'un aveuglement volontaire. « Par sa formation de technicien informatique et sa connaissance de BT Loft, il sait qu'il peut y avoir des fichiers de pornographie juvénile. Il ne pouvait pas ignorer ce qu'il faisait lors du téléchargement », a indiqué le juge.

Le Tribunal a ordonné, à la demande de la Défense, la confection d'un rapport présentenciel et d'un rapport sexologique. Les représentations sur sentence auront lieu le 18 janvier, au palais de justice d'Amqui.