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Tommy D'Astous plaide coupable à deux chefs


Publié le 4 avril 2017

Tommy D'Astous

©Photo Facebook

JUSTICE. Faisant face à des accusations relativement à une poursuite policière survenue le 15 janvier 2016, à Sainte-Florence et Causapscal dans La Matapédia, Tommy D'Astous, 24 ans de Sayabec, a plaidé coupable à deux des sept chefs qui pesaient contre lui.

D'Astous a reconnu sa culpabilité à un chef de conduite dangereuse ayant causé des lésions à une policière. Il a aussi plaidé coupable de recel, lui qui conduisait un véhicule obtenu par la perpétration d'un acte criminel. Quant aux autres accusations, « la Défense admet les éléments essentiels des autres chefs, mais ne plaide pas coupable », a indiqué l'avocat de Tommy D'Astous, Me Yves Desaulniers. La Défense et la Couronne ont convenu de retirer les autres chefs.

Témoignage du père

Le père de l'accusé, Dany D'Astous, a témoigné lors du retour de son fils devant les tribunaux, lundi. La Défense a interrogé l'homme de 51 ans sur son entreprise agricole de Sayabec. Le père de cinq enfants a indiqué que son fils Tommy a travaillé pour lui et affirmé qu'il aurait sa place sur la ferme familiale à sa sortie de prison. L'accusé a aussitôt éclaté en sanglots. « C'est un bon petit homme, un gars travaillant », affirmait pour sa part le père, avec le trémolo dans la voix.

La Couronne, qui estime notamment que l'accusé présente un risque de récidive très élevé, a demandé une peine de quatre ans pour le premier chef, plus une peine consécutive d'un an pour le chef de recel, auxquelles il faudrait soustraire la détention préventive. La Défense suggère une peine totale de deux ans de pénitencier, moins la détention préventive. L'avocat de l'accusé considère que le risque de récidive est peu élevé puisqu'il s'agissait d'une première offense en matière de conduite automobile.

Il a aussi été proposé de limiter l'interdiction de l'accusé de conduire un véhicule à moteur à trois ans, en sus à la période de détention. Le juge Raymond Pronovost doit rendre sa décision par vidéoconférence le 28 avril, ou plus tôt.

Rappelons que la poursuite policière s'est enclenchée au moment où les patrouilleurs ont voulu intercepter un véhicule pour excès de vitesse. Le conducteur se serait immobilisé, puis percuté l'avant d’un véhicule de patrouille avant de reprendre la fuite. La course a pris fin sur le rang Matalik, à Causapscal, où l'homme a pris la fuite à pied.