Indice des prix du loyer : la Ressourcerie demande à la Régie de revenir sur sa décision


Publié le 26 janvier 2017

Les locataires doivent utiliser un outil en ligne de la Régie du logement, pour calculer les augmentations annuelles.

©Photo TC Media-Gérard Legault

LOGEMENT. L’organisme en défense collective des droits, la Ressourcerie de La Matapédia, dénonce la décision de la Régie du logement d’abandonner la publication de l’indice des estimations moyennes d’augmentation de loyer. Il interpelle maintenant le gouvernement sur la question.

La Régie du logement a mis en ligne un outil de calcul intitulé « Comment s’entendre sur le loyer » adressé aux propriétaires et aux locataires. La conseillère en défense collective des droits de l’organisme, Karine Corneau, exige de la Régie qu’elle s’engage à publier à ces indices, tels qu’ils étaient.

L'outil de calcul de la Régie n’est pas approprié Karine Corneau

«Nous avons eu une dizaine de questions de citoyens sur ce sujet et les locataires vivent de l’incertitude dans La Matapédia. L'outil de la Régie n’est pas approprié parce qu’il est en 18 points. Dans certains cas, les propriétaires refusent de donner l’information sur le coût annuel des assurances, les coûts de réparation majeure et énergétique et ça ne donne pas une lecture exacte», dit-elle.   

En ce sens, une lettre a été envoyée au ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, Martin Coiteux, et on peut y lire que «la Régie du logement fait fi du mandat d’information qui lui est confié et contourne les directives ministérielles de l’article 3,1 du Règlement sur les critères de fixation des prix du loyer».  

Une décision contestée par d’autres organismes  

Le Regroupement des comités logement du Québec dénonce aussi cette décision et pourrait mettre en œuvre un moyen de pression, le 2 février prochain, pour la dénoncer.  Mme Corneau espère que la force du nombre fera en sorte de renverser la décision.

«J’ai récemment reçu un accusé de réception du bureau du ministre Coiteux, mais il faut plus que ça, il faut un engagement pour les locataires », complète-t-elle.  

Toujours selon ce regroupement, la disparition des estimations d'augmentations moyennes était demandée depuis longtemps par les associations de propriétaires.