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Alcool au volant : les Bas-Laurentiens traversent davantage de barrages policiers


Publié le 2 août 2017

Un barrage policier lors d'une opération VACCIN (Vérification accrue de la capacité de conduite – Intervention nationale)

©(Photo TC Media – Archives)

Bien qu’ils voient et traversent plus de barrages policiers qu’ailleurs au Québec, les Bas-Laurentiens ne sont pas pour autant des conducteurs plus prudents, indique une étude menée par la firme de sondage CROP pour le compte d’Éduc’alcool.

L’organisme explique que bien qu’ils voient et traversent plus de barrages policiers qu’ailleurs au Québec, les Bas-Laurentiens ne sont pas pour autant des conducteurs plus prudents, alors que 54 % d’entre eux affirment avoir conduit un véhicule après avoir consommé de l’alcool à l’intérieur de la limite permise, contre 49 % au Québec, et que 6 % d’entre eux avouent avoir conduit après avoir consommé de l’alcool au-delà de la limite permise, contre 7 % au Québec.

Les Bas-Laurentiens sont plus nombreux que les autres Québécois à avoir vu ou traversé un barrage policier en matière d’alcool au volant au cours de la dernière année et croient davantage qu’ailleurs au Québec qu’il est probable de se faire intercepter dans un tel type de barrage : 34 % d’entre eux ont vu des barrages policiers contrôlant l’alcool au volant au cours des 12 derniers mois (contre 29 % au Québec) et 34 % ont traversé un tel barrage (contre 24% au Québec).

« La relation des Bas-Laurentiens avec l’alcool est assez semblable à celle de la majorité des Québécois. C’est toutefois sur le plan de la conduite et de l’alcool qu’ils se distinguent. Ils voient et traversent davantage de barrages, mais cela ne semble pas les influencer, car ils sont autant à conduire avec les facultés affaiblies qu’ailleurs au Québec. Ce phénomène un peu étrange mérite que l’on s’y penche afin de mieux le comprendre », affirme Hubert Sacy, directeur général d’Éduc’alcool.

Le sondage conclut également que la consommation des Bas-Laurentiens se situe dans la moyenne québécoise, alors que globalement 79 % d’entre eux ont consommé de l’alcool au moins une fois au cours de la dernière année, contre 83 % au Québec.

Pas de consommation excessive

Sur le plan des endroits où ils aiment consommer, les Bas-Laurentiens semblent davantage enclins à consommer de l’alcool à la maison (76 %), chez des amis (64 %), au restaurant (47 %) et seulement un quart des répondants dans un bar (25 %).

Éduc’alccol indique que les Bas-Laurentiens ne se démarquent pas pour leur consommation excessive, mais qu’ils ne sont pas au-dessous de la moyenne non plus. Leur moyenne de consommation hebdomadaire est de 1,9 fois, ce qui est plus élevé que la moyenne québécoise (1,4 fois), et qu’en 2015 (1,5 fois).

Légèrement au-dessus de la moyenne, 47 % avouent avoir consommé de manière excessive (5 verres ou plus lors d’une même occasion) au moins une fois au cours des 12 derniers mois, contre 44 % au Québec.

Les perceptions sur l’alcool au volant

Un quart (25 %) des Bas-Laurentiens croit qu’il est criminel de conduire après avoir consommé un seul verre d’alcool, alors que 66 % croient, à juste titre, que c’est plutôt après avoir abusé de l’alcool qu’il est interdit de conduire, 2 % seulement des Bas-Laurentiens croient que la limite d’alcool pour conduire est trop sévère. Se situant dans la moyenne, 62 % croient qu’elle est juste assez sévère, et 33 % ne la trouvent pas assez sévère.

Enfin, Éduc’alcool se réjouit que 96 % des Bas-Laurentiens connaissent le slogan d’Éduc’alcool, « La modération a bien meilleur goût » et que 92 % d’entre eux trouvent l’organisme crédible.

CROP indique que les résultats du sondage reposent sur 2 700 entrevues téléphoniques effectuées du 20 février au 20 mars 2017, que l’objectif de l'étude étant de comparer les comportements des Québécois en fonction des régions, 150 entrevues ont été réalisées dans chacune des 16 régions administratives du Québec. Le questionnaire comprenait environ 30 informations et la durée moyenne des entrevues était d’environ de 8 minutes. D'un point de vue statistique, un échantillon de cette taille (n=2 700) est précis à 1,9 points près, 19 fois sur 20.