Protection des milieux humides: la MRC de La Matapédia veut des “outils” pour gérer les responsabilités


Publié le 18 mai 2017

Le projet de loi 132 sur les milieux humides est actuellement étudié en commission parlementaire.

©Photo-Gracieuseté

MILIEUX HUMIDES.La MRC de La Matapédia appuie le projet de loi 132 sur les milieux humides. Toutefois, si le projet de loi était adopté comme il est présenté actuellement, il faudrait qu’il s’accompagne de « moyens » pour permettre adéquatement son application.

Le projet de loi 132 est actuellement étudié en commission parlementaire. Il prévoit introduire dans la loi une définition claire des milieux humides et hydriques pour simplifier les démarches des agriculteurs et des propriétaires de forêts privées. Il prévoit également de mettre en place un régime d’autorisations environnementales plus clair. S’il est adopté ainsi, il accorderait au monde municipal la responsabilité d’élaborer et de mettre en œuvre un plan régional des milieux humides et hydriques. Les différentes activités qui tirent profit des ressources des milieux humides et hydriques, comme celles de l’industrie fruitière seraient encadrées selon leur niveau de risque. La Fédération québécoise des municipalités (FQM) a déjà présenté son mémoire sur le projet de loi devant la Commission des transports et de l'environnement de l'Assemblée nationale. Son président Richard Lehoux a indiqué, par voie de communiqué. « La gestion de la conservation des milieux humides et hydriques est d'abord et avant tout un exercice d'aménagement que seule la MRC est légitime d'assumer », dit-il.

Toutefois, la Fédération a déjà indiqué que la cartographie, la planification régionale et toute la gestion du programme de restauration entraîneront des coûts importants pour les MRC, ce qui devrait donc s’accompagner de budgets et de « moyens ». Un avis que partage la préfète Chantale Lavoie.  « Si le gouvernement veut nous faire faire l’identification et la gestion des milieux humides, il nous faut des moyens pour bien le faire. Donner une responsabilité aux MRC vient avec des moyens financiers et la latitude pour travailler, cela va de soi. C’est très important comme dossier pour la MRC puisque certains milieux, par le passé, ont été détruits ou modifiés. En même temps, s’il fallait des biologistes pour travailler, il faut que l’on nous fournisse les ressources », dit-elle.