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Arrosages contre la tordeuse au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie


Publié le 18 mai 2017

La tordeuse des bourgeons de l’épinette fait des ravages dans La Matapédia.

©Photo-Gracieuseté

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs poursuit cette année ses activités d'arrosage aérien contre la tordeuse des bourgeons de l'épinette (TBE), le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie font parties des régions touchées.

Les arrosages aériens couvriront une superficie d'environ 238 600 hectares (ha) de forêts vulnérables comparativement à 211 550 ha en 2016. Les régions de la Côte‑Nord, du Saguenay–Lac-Saint‑Jean, du Bas‑Saint‑Laurent et de la Gaspésie−Îles-de-la-Madeleine sont ciblées par ces opérations. Ces arrosages, qui durent de 7 à 8 semaines, débuteront entre la fin de mai et le début de juin. La Société de protection des forêts contre les insectes et maladies (SOPFIM) a été mandatée pour préparer un plan d'intervention.

Ce programme, qui a débuté en 2009, est mis en place annuellement afin de préserver au moins la moitié du feuillage annuel des essences vulnérables, soit le sapin baumier et l'épinette blanche, dans des secteurs ciblés. Afin de protéger les aiguilles des conifères touchés contre les dommages causés par la TBE, c'est l'insecticide biologique Bacillus thuringiensis var. kurstaki (Btk) qui sera utilisé dans le cadre de ces opérations. Précisions que le Btk est homologué par Santé Canada et que son utilisation a été jugée sans risque pour la santé humaine, la faune et la flore.

Outre les arrosages, et afin de réduire les conséquences économiques négatives de la TBE, le Ministère a aussi mis en place des mesures telles que la récolte préventive des peuplements vulnérables, l'utilisation de traitements sylvicoles adaptés et la récupération de peuplements avec une proportion variable d'arbres morts.

Rappelons que la TBE se trouve en permanence dans les forêts québécoises, même en l'absence d'épidémie. La densité des populations augmente graduellement pour atteindre un niveau épidémique environ tous les 30 ans. Les données recueillies jusqu'à maintenant par les spécialistes du Ministère permettent de croire que l'épidémie actuelle touchera des superficies moins considérables que lors de l'épidémie qui a eu lieu de 1967 à 1992, même si l'impact sera important sur les forêts.