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Les monuments de Renaud Royer scrutés par les Dragons


Publié le 16 mai 2017

L'offre de Renaud Royer n'a pas été acceptée par les Dragons.

©yanick macdonald photographe

INNOVATION.L’entrepreneur Renaud Royer de Saint-Vianney a surpris et suscité l’intérêt de bien des spectateurs avec ses monuments funéraires en composite, hier lors de l’émission "Dans l'oeil du dragon" à Radio-Canada. Déjà concepteur de balcons et patios en fibre de verre,  M. Royer y a présenté ses monuments qui se distinguent par leurs coûts de production, leur poids et la facilité d’exporter et sonder de nouveaux marchés. 

L’élaboration du projet d’entreprise Monuments FT a mijoté dans la tête de Renaud Royer pendant plusieurs années.
Photo TC Media-Jean-Francois Desaulniers

Le passage de Renaud Royer à la populaire émission des Dragons, à Radio-Canada n’est pas demeuré sous le radar, bien au contraire. Dans l’oeil du dragon, adaptation québécoise de la série à succès mondial Dragon’s den, en est à une sixième saison et il faut beaucoup de détermination et d’arguments financiers pour tomber dans l’œil de Caroline Néron, de Martin-Luc Archambault, de Serge Beauchemin, de Christiane Germain ou de Gilbert Rozon.

Les monuments funéraires en fibre de verre de Renaud Royer, ont été brevetés en mars 2016 et l’élaboration du projet d’entreprise Monuments FT a mijoté dans sa tête pendant plus de 15 ans. Renaud Royer travaille donc depuis tout près 1 an et demi à la confection de monuments en composite et il se réjouit d’avoir été sélectionné pour la prestigieuse émission.  D’autant plus qu’il estime qu’il a investi plus de 50 000$ dans la création de son entreprise Monuments FT. Si l’offre qu’il proposait aux Dragons n’a pas été retenue, il n’en demeure pas moins que M. Royer dit avoir passé un très bon moment avec les Dragons. "Il faut comprendre que c’est un gros show, même si la personne n’est pas retenue au final.  Le contact avec une équipe technique, la réalisation, c’est impressionnant. Nous avons d’abord fait un pilote et les Dragons ont aimé ce que j’ai fait et la suite est mon passage à l'émission. Je sais très bien qu'il y a un marché pour ce produit et nous avons eu du plaisir sur le plateau", dit-il. 

Vers de nouveaux marchés

Le but de son passage à l’émission était aussi de retenir l’attention des spectateurs afin d’ouvrir à de nouveaux marchés. « La visibilité que l’émission procure est un aspect indéniable, avec plus de 1 million de spectateurs. J’incite d’ailleurs les entrepreneurs à tenter l’expérience puisque c’est une expérience bénéfique sur plusieurs points», dit-il. Déjà, l’aspect "personnalisable" des monuments de M. Royer plaît à des clientèles bas-laurentiennes, gaspésiennes et même, de la Côte-Nord et du Nouveau-Brunswick. Selon Renaud Royer, les monuments sont de 30 à 50 % moins chers que les monuments traditionnels et la marge de profit qu’il réalise est raisonnable. À cette gamme de monuments s'ajoutent des plaquettes et des médaillons de céramique.

« La marge de profit est plus difficile à obtenir pour un balcon ou un patio, en raison du coût de la matière première et des dimensions nécessaires pour leur production », dit-il.  Avec son passage à la télé et l’exposition que cela lui procure, M. Royer s’attend à pouvoir faire une production de 15 à 20 monuments par semaine, grâce à de nouveaux équipements qui permettent une mise en production plus rapide. "Actuellement, je produis au moins deux monuments par jour et la demande est très bonne. Ca ne pèse que 50 livres, c’est original et c’est facilement exportable, c’est un avantage important", dit-il.    

Avec le vieillissement de la population et la demande pour les monuments funéraires, M. Royer prévoit une croissance pour son entreprise, dans les mois à venir. «Les recherches montrent qu’il se vend 60 000 monuments de tout type par année au Québec. Je vise à aller chercher 1% de toutes ces ventes pour l’année en cours, ça peut représenter un bénéfice de 600 à 700 000$, selon nos estimations », dit-il.  Il ajoute que la conception de tels monuments ne représente pas de coûts de main d’œuvre importants, puisqu’une bonne partie de la production et de l’opération de l’entreprise se fait par lui-même, un associé, ses enfants et sa femme. « Ma femme m’aide beaucoup au design et aux couleurs, mes enfants peuvent m’aider parfois pour l’informatique. On s’entoure de gens qui sont ici mais l’entreprise va très bien », dit-il.  Dans l’avenir, M. Royer souhaite diversifier l’offre actuelle et produire davantage pour de nouveaux marchés.