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Les élus de la Gaspésie et du BSL veulent être actionnaires à 50 % des futurs parcs éoliens


Publié le 16 mai 2017

Selon la nouvelle Alliance éolienne de l'Est, il resterait encore 1 200 MW de projets à être réalisés en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent, avec un potentiel de retombées économiques d'un milliard de dollars sur 25 ans, si la formule du 50 % se concrétise.

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Plus d'une soixantaine de maires et de préfets exigent que les municipalités deviennent actionnaires à 50 % de tout projet éolien d'envergure dédié à l'exportation implanté en sol gaspésien et bas-laurentien.

Pour le président de la Régie intermunucipale de l'Énergie de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, Richard Saint-Laurent, cette demande est tout à fait dans l'ordre normal des choses. « Nous voulons que nos communautés bénéficient davantage des retombées de grands projets éoliens. En devenant des actionnaires à 50 % de tous les projets éoliens dédiés à l'exportation sur les terres de l'État, ce sont nos communautés qui profiteront des retombées économiques. On ira aussi chercher une plus grande acceptabilité sociale si les gens savent que les profits resteront chez nous. »

Le président de la Régie intermunicipale de l'Énergie du Bas-Saint-Laurent, Michel Lagacé, abonde dans le même sens. «  Nous n'accepterons plus que de grands projets éoliens s'installent dans nos communautés sans que nous en retirions des bénéfices. Nous ne demandons pas de faveurs ou de traitement spécial. Nous voulons seulement participer aux profits en tant qu'actionnaires de tout futur projet éolien. »

Richard Saint-Laurent et Michel Lagacé de la nouvelle Aliance éolienne de l'Est.
Photo TC Media - Dominique Fortier

Selon la nouvelle Alliance éolienne de l'Est, il resterait encore 1 200 MW de projets à être réalisés en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent, avec un potentiel de retombées économiques d'un milliard de dollars sur 25 ans, si la formule du 50 % se concrétise. Ce serait d'ailleurs la Régie qui financerait la participation financière des communautés aux futurs parcs éoliens. Ce que les élus souhaitent à ce point-ci est que les municipalités et les MRC soient considérées comme de véritables gouvernements de proximité. Les élus de l'Alliance de l'Est souhaitent également obtenir des rencontres le plus rapidement possible avec les ministres concernés.