Des propriétaires victimes des inondations et de l’érosion à Sainte-Florence


Publié le 15 mai 2017

La crue des eaux a eu raison d’une partie du terrain derrière la résidence de Pierrette Bérubé, sur la rue Morin.

©Photo-Gracieuseté

ÉROSION. Bien que la majeure partie des inondations dans La Matapédia soient derrière nous, celles-ci ont laissé des traces importantes au paysage et ont même généré de l’érosion, en certains endroits. C’est le cas de certains résidents de Sainte-Florence qui ne savent plus à qui s’adresser pour obtenir une compensation ainsi qu’un enrochement suffisant pour protéger les résidences.

À Sainte-Florence, Pierrette Bérubé a vu une partie du terrain qu’elle habite en bordure de la rivière au Saumon être grugée d’au moins un mètre par la crue printanières des eaux. Celle qui habite la rue Morin depuis une quarantaine d’années mentionne qu’un quai de gabions a été construit pour protéger la rive mais qu’une partie de celui-ci s’est détérioré. En conséquence, elle se demande qui pourra faire de l’enrochement ou instaurer des mesures permanentes pour éviter d’autres sinistres du genre. « Je suis situé près du pont qui traverse au village, mon voisin immédiat est l’épicerie Lévesque et je suis seule après. En 2011, un premier épisode de crue des eaux élevée est survenu. Le gabion qui était installé là ne devait pas tomber mais il a finalement versé vers la rivière et ça a fait un trou et l’eau s’est infiltrée et ça a créé un trou qui n’a cessé de se creuser depuis ce temps », dit-elle. Elle ajoute que des mesures d’urgence ont alors été mise en place par les autorités compétentes, avec une structure « temporaire » mais que la récente crue des eaux a contribué à creuser encore le côté de la berge. « La roche qui a été installée était trop petite. Je croyais qu’on allait revenir mettre de plus grosses roches pour sécuriser l’endroit mais ce n’est pas ce qui s’est passé, après mai 2011 », dit-elle.   

On ne sait pas à quel saint se vouer. Est-ce qu’un partenariat est possible entre la municipalité et le gouvernement pour qu’on puisse obtenir une solution durable?

Pierrette Bérubé

 Qui peut compenser et réparer?

Devant cette problématique qui peut devenir récurrente si d’autres inondations surviennent, Mme Bérubé ignore qui doit mettre en place un enrochement permanent et compenser pour la perte de terrain occasionnée. « On ne sait pas à quel saint se vouer. Est-ce qu’un partenariat est possible entre la municipalité et le gouvernement? Je souhaite qu’il puisse y avoir une forme de concertation pour s’assurer de mettre en place une solution durable. Il faut s’assurer d’investir pour mettre les matériaux nécessaires (enrochement) pour éviter l’érosion. Dans le secteur, il n’y a pas que moi qui a été malmené, le voisin a perdu une partie du quai, il y a d’autres bouts de terrain de riverains touchés », dit-elle.

Elle ajoute que, sur le long de la rivière, des glissements de terrain et espère que le gouvernement provincial pourra compenser les propriétaires riverains.  Au ministère de la Sécurité publique, on indique qu’il existe de l’aide lorsqu’il y a un danger imminent où le mouvement de sol peut menacer la sécurité des personnes et qui « requiert une action immédiate». Dans le cas où une résidence principale doit être déplacée, l’aide financière pourrait équivaloir au coût de remplacement de la résidence et l’évaluation municipale uniformisée du terrain, sans excéder 156 381 $. Le même principe s’applique pour des travaux de stabilisation de talus ou de terrain, sans excéder le montant de 156 381$. Impossible toutefois de savoir si les propriétaires de maisons affectés, dans le secteur de Sainte-Florence, pourront se prévaloir de ce programme, selon les critères déjà édictés.