Une nouvelle ingénieure bien intégrée fait de la recherche pour la relance de Chaichem


Publié le 21 mars 2017

Siafetou Kamano travaille au SEREX depuis janvier et étudie, avec ses collègues, la relance possible de l’ancienne usine Chaichem.

©Photo TC Media-Jean-Francois Desaulniers

INTÉGRATION. Siafietou Kamano travaille depuis janvier dernier au SEREX à la recherche autour d’une relance possible de l’usine Chaichem d’Amqui. Celle qui a complété un baccalauréat en génie des procédés de l’École Polytechnique à Montréal est surprise de l’accueil chaleureux qu’elle reçoit des gens de La Matapédia, depuis son arrivée.

Je travaille sur des procédés innovants et j’aimerais beaucoup que ce projet fonctionne Siafietou Kamano

À 26 ans, elle travaille comme conseillère industrielle junior au SEREX et a choisi de s’établir dans La Matapédia grâce à la notoriété du centre. Lorsqu’elle a débuté, elle ne s’attendait pas à recevoir un si bon accueil.

«Lorsque j’ai terminé mes études, je me suis mise à rechercher de l’emploi à Québec et Montréal mais c’est finalement La Matapédia qui m’a accueilli. J’ai particulièrement été bien accueillie par le comité d’attractivité de la MRC et la propriétaire de l’appartement où je suis est très aidante. L’intégration se poursuit», dit-elle. Avec un père qui était diplomate français, Mme Kamano a beaucoup voyagé avant de découvrir le Canada et La Matapédia. « Je suis née au Nigeria mais j’ai aussi vécu en France, l’Afrique centrale et la Belgique et j’ai des origines sénégalaises et guinéennes. C’est un parcours qui est vaste mais enrichissant », dit-elle.

Projet de Chaichem

En arrivant dans La Matapédia, Mme Kamano était loin de se douter qu’elle allait faire partie d’un projet de relance économique aussi important que celui de l’usine Chaichem. Plus de 13 ans après l'arrêt des opérations, les propriétaires de l'usine d'extraction Chaichem d'Amqui l’avaient mis les installations en vente.  La Société de développement économique d'Amqui (SODAM) a investi de l'argent avec le SEREX pour une étude de valorisation des écorces.

« Je travaille sur des procédés innovants et j’aimerais beaucoup que ce projet fonctionne. Nous travaillons sur l’ingénierie de base et peut-être repartir une usine mais dans l’extraction de tannin végétal. Toutes les infrastructures pour ce projet sont bien adaptées à ce projet », dit-elle. De plus, elle mentionne que les travailleurs étrangers du SEREX proviennent autant du Québec que de l’Italie, de la Chine et d’ailleurs sur le globe, ce qui en fait un milieu de travail dynamique. « C’est tout un défi, plusieurs de mes collègues possèdent plusieurs diplômes et connaissent très bien les procédés. Travailler dans un centre de recherches comme le SEREX permet à tous les jours de dépasser et d’apprendre, c’est très bien ! », dit-elle.