Un programme en transformation forestière « collé» sur le marché au CMEC


Publié le 1 mars 2017

Le CMEC offre un nouveau programme de Technologie de la transformation des produits forestiers.

©Photo TC Media-Archives

ÉDUCATION. Devant des besoins grandissants dans l’industrie, le CMEC remet sur pied le programme de Technologie de la transformation des produits forestiers, dès l’automne 2017. Ce programme remanié est remis en place grâce à un investissement de 120 000$ du gouvernement provincial au CMEC et au Cégep de Saint-Félicien, qui travailleront en partenariat.

Le Québec compte actuellement plus de 1 000 usines en transformation du bois et certaines peinent à recruter des jeunes travailleurs qualifiés, notamment au Bas-Saint-Laurent. Au Québec, seulement deux cégeps offrent ce type de formation (avec celui de Saint-Félicien) mais par le passé, ils ont eu peine à recruter des étudiants.

Nous voulons que les étudiants aillent éventuellement chercher 50% des connaissances en entreprise. Julie Lessard

C’est donc en souhaitant se rapprocher le plus fidèlement possible des exigences en milieu de travail que le CMEC a présenté une nouvelle mouture de ce programme au ministère de l’Éducation, précise la coordonnatrice du programme Julie Lessard.  

«Le programme avait débuté en 1997 et avait été interrompu en 2003, faute d’inscription. C’est le même diplôme mais la façon d’offrir les compétences est différente : nous voulons que les étudiants aillent éventuellement chercher 50% de ces connaissances en entreprise. De plus, nous allons maximiser l’utilisation des laboratoires et ateliers avec le SEREX, parce que c’est un centre très performant », dit-elle.

Julie Lessard précise que plusieurs joueurs de la transformation du bois bas-laurentiens ont été sondés avant la mise sur pied du programme et que certains ont des besoins pressants.

«Avant de déposer le projet au ministère de l’Éducation, nous avons sondé GDS, Panval, Bois BSL, Cedrico notamment et ils disaient rechercher des effectifs qualifiés. Certains ont même des problèmes à recruter, par les temps qui courent», dit-elle.   

Des besoins immédiats

Pour une première cohorte, l’objectif est de cinq à dix étudiants mais le tout sera réévalué d’année en année. «Nous demandons un diplôme d’études secondaires. C’est un domaine intéressant puisque les étudiants apprennent comment les essences de bois réagissent, les procédés de transformation et les ressources humaines. GDS nous a mentionné qu’il y a des retraites qui s’en viennent dans l'entreprise alors que Cedrico a actuellement beaucoup de postes à pourvoir », ajoute-elle.  

En guise d’incitatif au recrutement de nouveaux étudiants, tous les nouveaux étudiants de ce programme bénéficieront d’une bourse de 500 $.